Le télescope spatial Euclid révèle ses premières images test
Le télescope spatial européen Euclid, qui a pour mission d’étudier la matière noire et l’énergie sombre de l’Univers, a atteint son poste d’observation et révélé lundi ses premières images test.
Ces images ont été prises afin de vérifier le fonctionnement des instruments scientifiques et de les calibrer. Elles ne sont donc pas encore représentatives des capacités finales du télescope. Mais elles indiquent d’ores et déjà qu’il sera capable de remplir ses objectifs, a déclaré dans un communiqué l’agence spatiale européenne (ESA).
« Après plus de 11 ans à concevoir et développer Euclid, il est grisant et très émouvant de voir ces premières images », a déclaré Giuseppe Racca, responsable de la mission Euclid à l’ESA. « Une fois entièrement calibré, Euclid observera des milliards de galaxies pour créer la plus grande carte en 3D du ciel jamais réalisée. »
Une grosse frayeur
Après avoir décollé depuis la Floride le 1er juillet, le télescope européen, auquel la Nasa a également participé, a voyagé jusqu’à sa destination située à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre.
Euclid a deux instruments embarqués : un imageur observant en lumière visible (VIS), et un spectromètre observant dans l’infrarouge proche (NISP). Le premier doit déterminer la forme précise des galaxies, le second leur distance.
Mais lorsqu’ils ont été mis en marche, les scientifiques ont eu une grosse frayeur : les images étaient « contaminées » par une source de lumière inattendue, a déclaré l’ESA.
? They’re here… the first test images from the #DarkUniverse ?️ detective give us a tantalising glimpse of what is yet to come from a fully calibrated mission later this autumn ?
Explore the #ESAEuclid images here ? https://t.co/InMugFwnv6 and below ? pic.twitter.com/ZocGqwk4ta
— ESA’s Euclid mission (@ESA_Euclid) July 31, 2023
Des recherches sur la cause du problème ont « indiqué que la lumière du Soleil s’infiltrait dans le vaisseau, probablement par une petite ouverture », a expliqué l’agence européenne. Or, pour détecter la faible lumière de lointaines galaxies, la lumière éclatante de notre Soleil (auquel Euclid fait dos), doit absolument être bloquée.
« En tournant Euclid, les équipes ont réalisé que cette lumière n’était détectée qu’à certaines orientations, donc en évitant certains angles, l’instrument VIS sera capable de réaliser sa mission », a assuré l’ESA.
Encore un grand mystère pour les scientifiques
La matière noire et l’énergie sombre constituent 95% de l’Univers, mais leur nature reste un grand mystère pour les scientifiques. Quand la première assure la cohésion des galaxies, l’énergie sombre provoque elle l’expansion de l’Univers.
Grâce à sa carte en 3D, le télescope permettra des mesures précises sur la distribution des galaxies et l’expansion de l’Univers, qui aurait démarré il y a six milliards d’années.
By combining #NISP distance information with #VIS galaxy shape measurements we will be able to map
✅ how galaxies are distributed throughout the Universe
✅ how this distribution changes over timeThis 3D map will teach us about #DarkMatter & #DarkEnergy pic.twitter.com/xT09dHyhgr
— ESA’s Euclid mission (@ESA_Euclid) July 31, 2023
Les galaxies lointaines observées permettront de remonter le temps jusqu’à il y a 10 milliards d’années – la durée nécessaire pour que leur lumière nous parvienne.
L’espoir est qu’Euclid puisse ainsi déceler les traces laissées par la matière noire et l’énergie sombre au fil de la formation des galaxies. Les opérations scientifiques du télescope doivent commencer dans environ deux mois.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion