Législatives : violentes agressions la même journée envers deux candidates dans le cadre de leur campagne électorale

Titelbild
(Photo LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 4 juillet 2024

Deux candidates au deuxième des élections législatives ont été agressées dans la journée de mercredi.

La porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot et son équipe ont été victimes d’« une agression lors d’une opération de collage d’affiches électorales » mercredi soir à Meudon (Hauts-de-Seine), à quatre jours du deuxième tour des législatives, a annoncé l’entourage de la ministre à l’AFP.

Un peu plus tôt, Marie Dauchy, euro-députée et candidate RN, a été la cible d’une agression, sur le marché de la Rochette, en Savoie. Cela lui a causé huit jours d’ITT (incapacité totale de travail) et l’a contrainte à suspendre sa campagne, d’après une information de BFM.

Mme Thevenot, candidate à sa réélection dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine, a déposé plainte. Le parquet de Nanterre a indiqué avoir ouvert une enquête notamment pour « violences commises en réunion sur un élu public ». Quatre personnes, dont trois mineurs, ont été placées en garde à vue, a-t-on ajouté de même source. Les faits se sont produits aux alentours de 20h00.

Selon une source proche du dossier, Prisca Thevenot et une de ses collaboratrices ont été prises à partie par une vingtaine de personnes. La ministre n’a pas été touchée, mais sa collaboratrice et un militant ont été blessés et transportés à l’hôpital.

« La violence et les intimidations n’ont pas leur place »

Elle « continuera sa campagne sur le terrain comme prévu jusqu’à vendredi soir », a fait savoir son entourage qui n’a pas souhaité fournir davantage de détails sur les circonstances de l’agression.

Le Premier ministre Gabriel Attal, lui-même député sortant des Hauts-de-Seine, a exprimé sur X sa « pleine solidarité ». « La violence et les intimidations n’ont pas leur place dans notre démocratie », a-t-il ajouté.

« Profondément choqué par l’agression subie par Prisca Thevenot et sa suppléante à Meudon », a abondé sur le même réseau social le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné, également candidat dans ce département.

« Soutien à Prisca Thevenot et Virginie Lanlo agressées ce soir à Meudon-la-Forêt, tous mes vœux de prompt rétablissement….et de succès dimanche », a encore écrit le patron des sénateurs centristes Hervé Marseille, élu des Hauts-de-Seine.

Sur BFMTV, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a « exprimé son soutien entier » à la porte-parole du gouvernement et demandé à ce que tous les responsables politiques appellent « au calme et à l’apaisement ».

Candidate à la troisième circonscription de Savoie, Mme Dauchy a été prise à partie par un commerçant sur le marché où elle distribuait des tracts. « Bardella, dégage ! » a crié l’homme à plusieurs reprises selon des témoins. Selon le procureur de la République de Chambéry, l’agresseur « aurait menacée de mort (la députée) à plusieurs reprises, l’aurait injuriée, et aurait tenté de lui arracher par la violence les tracts qu’elle tenait dans sa main ». Du fait de sa résistance, il a manqué de « la faire chuter au sol à deux reprises ».

Le commerçant s’en est également pris à l’assistant en lui faisant tomber son téléphone à deux reprises alors qu’il filmait la scène. L’agresseur a été placé en garde à vue pour « menaces de mort réitérées, injures et violences contraventionnelles », selon le Dauphiné Libéré. L’homme a reconnu partiellement les faits.

« La violence est le cancer de la démocratie », a réagi Jordan Bardella hier soir. « On a vu maintenant depuis plusieurs semaines se multiplier des violences, dans les rues, en lien avec la campagne électorale, pour partie issue de l’extrême-gauche, pour partie issue de l’ultra-droite. »

« L’État ne doit pas avoir la main qui tremble à l’égard de tous ceux qui perturbent le bon fonctionnement de la démocratie. (…) Les sanctions et la justice française ne sont pas assez dissuasives », a affirmé celui qui se présente comme le Premier ministre qui incarne le retour à l’ordre et la sécurité.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion