L’enseigne de chaussures André à nouveau en redressement judiciaire
Le chausseur André est à nouveau en difficulté : le tribunal de commerce de Nanterre a placé en redressement judiciaire début février l’entreprise 1Monde9, qui détient l’enseigne historique depuis 2020, a appris l’AFP mercredi, confirmant une information du média économique en ligne L’Informé.
L’entreprise 1Monde9 du repreneur d’André François Feijoo, ancien PDG du groupe fondé à la fin du XIXe siècle, a déclaré la cessation de ses paiements le 27 janvier et demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire, ce qui a été fait le 2 février, selon le jugement du tribunal que l’AFP a consulté mercredi.
1Monde9, basée à Puteaux dans les Hauts-de-Seine, emploie, selon ce document, 280 salariés et revendique un chiffre d’affaires hors taxes annuel d’un peu moins de 31 millions d’euros.
Le Tribunal de commerce de Nanterre a fixé une prochaine date d’audience au 30 mars à 10h00, pour « statuer s’il y a lieu sur la poursuite d’activité ».
« Un mauvais fonctionnement, de mauvaises décisions et un peu le Covid »
Employée chez André en 1992 et licenciée en 2021, Tania Rome, ancienne déléguée centrale FO, juge que ce redressement judiciaire est dû à « un mauvais fonctionnement, de mauvaises décisions et un peu le Covid ».
« On a tout de suite été mis au chômage partiel » lors de la reprise de l’entreprise par François Feijoo, a affirmé l’ex-salariée, indiquant qu’elle faisait partie des 17 représentants du personnel à avoir attaqué en justice 1monde9 pour « licenciement abusif ».
C’est déjà à la barre d’un tribunal de commerce que l’enseigne avait été reprise par François Feijoo en juillet 2020, ne gardant que 55 magasins (sur 180 points de vente alors) et 13 affiliés. Son plan de reprise prévoyait alors le licenciement d’un peu moins de 200 emplois.
Un secteur de la distribution en proie à de sérieuses difficultés financières
André, enseigne plus que centenaire, avait été la première entreprise de la distribution à avoir été placée en redressement judiciaire en raison de la crise du Covid-19, qui avait laissé ses magasins fermés pendant de longs mois.
Elle était auparavant détenue par le site de vente en ligne Spartoo, et encore plus tôt, par l’ancien fleuron du textile français Vivarte, qui s’appelait d’ailleurs à l’origine groupe André.
André fait partie de la longue liste d’enseignes ayant appartenu au groupe Vivarte aujourd’hui confrontés à des difficultés financières, comme Kookaï, également placé en redressement judiciaire début février.
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