Les aides à domicile auront une hausse « historique » des salaires en octobre
Le 1er octobre, les aides à domicile intervenant chez les personnes âgées et handicapées bénéficieront d’une augmentation salariale « historique » de 13 à 15%, a annoncé le 1er avril la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon.
Cette hausse, attendue de longue date par les représentants du secteur, était prévue par un avenant à la convention collective de la branche, négocié l’an dernier par les partenaires sociaux, mais qui attendait depuis le feu vert de l’État. C’est désormais chose faite : Mme Bourguignon « s’engage » à ce que cet avenant soit validé d’ici fin mai, pour une application au 1er octobre, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Augmentation de 2,2 à 13,6%
Concrètement, un salarié de catégorie A (soit le plus faible échelon), sans ancienneté, qui touche aujourd’hui le SMIC, sera augmenté de 2,2%. Mais avec 10 ans d’ancienneté, le même salarié (aujourd’hui également au SMIC), sera augmenté de 13,6%.
« Il est essentiel de revaloriser ces professionnels mobilisés en première ligne auprès des personnes en perte d’autonomie dans la lutte contre la Covid-19, et qui permettront demain aux Français de vieillir plus longtemps chez eux », a commenté la ministre.
L’État engage, dès 2021, des moyens conséquents pour, aux côtés des départements, financer une revalorisation salariale historique des aides à domicile.
Avec le #PlanMétiersAutonomie, nous allons fortement améliorer leurs conditions de travail et lutter contre la précarité. pic.twitter.com/C8OBhVZTRW
— Brigitte Bourguignon (@BrigBourguignon) April 2, 2021
« On construit pour le futur »
« C’est une excellente nouvelle ! » a réagi Thierry d’Aboville, le secrétaire général de l’ADMR, le principal réseau associatif d’aide à domicile. « C’est un message très fort adressé aux salariés« , a-t-il commenté, soulignant que cette revalorisation allait améliorer l’attractivité du secteur, qui connaît des difficultés chroniques pour recruter. « On construit pour le futur : ça permet de donner des perspectives pour le secteur », s’est-il encore félicité.
Ces hausses de salaire représentent une enveloppe de 300 millions d’euros par an, à la charge des départements – compétents en la matière -, mais que « l’État s’engage à couvrir à 50% », ont précisé les services de Mme Bourguignon. Et pour la période d’« amorçage », soit les trois derniers mois de 2021, le gouvernement propose de porter sa contribution à 70% au lieu de 50%.
En octobre dernier, l’exécutif avait fait voter un amendement au budget 2021 de la Sécurité sociale qui confirmait « l’engagement de l’État de contribuer à hauteur de 200 millions d’euros annuels au financement, par les conseils départementaux, des revalorisations salariales », rappelle Mme Bourguignon.
« C’est une main tendue aux départements, nous sommes confiants qu’ils vont la saisir », a-t-on confié dans l’entourage de la ministre. « De toute façon, c’est une nécessité, les départements eux-mêmes reconnaissent que les salaires dans ce secteur sont indignes« , a-t-on ajouté de même source.
Convention collective « obsolète »
À ce stade, l’Assemblée des départements de France (ADF) n’a toutefois « pas accepté cette proposition », selon Le Monde. « Le gouvernement ne peut pas nous demander de payer s’il ne met pas davantage sur la table », a dit au quotidien Frédéric Bierry, chargé des questions sociales à l’ADF. Une première augmentation de 2,5%, également prévue par un avenant à la convention collective, avait déjà été débloquée par le gouvernement en octobre.
Ce secteur « trop longtemps oublié » était jusqu’à présent soumis à une convention collective « obsolète » en vertu de laquelle les salaires restaient de longues années bloqués au niveau du SMIC, a observé le ministère. Avec ce système, « seulement 43% des aides à domicile accèdent à une rémunération conventionnelle supérieure au SMIC après 17 ans d’ancienneté », a-t-on précisé de même source.
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