Les grossistes chinois d’Aubervilliers condamnés pour blanchiment à de la prison ferme

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Le Centre International de Commerce de Gros France-Asie (CIFA) au "Sentier Chinois" à Aubervilliers. (Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP via Getty Images)
Von 17 mai 2024

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé jeudi des peines allant jusqu’à deux ans de prison ferme assorties de fortes amendes dans l’affaire tentaculaire de blanchiment reproché à des grossistes d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Dans ce dossier remontant aux années 2014-2015, un total de 21 personnes et huit sociétés étaient poursuivies pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs.

Un « système de blanchiment » portant « sur des sommes considérables »

Les grossistes en textile de la communauté chinoise étaient accusés d’être les pivots d’un réseau international de blanchiment d’argent issu du trafic de cannabis importé du Maroc.

À la lecture de sa décision, la présidente du tribunal correctionnel a évoqué un « système de blanchiment » portant « sur des sommes considérables ».

Les personnes et les sociétés condamnées ont pour la plupart écopé d’amendes allant de 10.000 à 500.000 euros, assorties d’une interdiction de gérer une société pour certains prévenus.

Les deux ressortissants marocains plus lourdement condamnés

Les deux personnes les plus lourdement condamnées sont deux ressortissants marocains reconnus coupables, sur une période donnée, d’avoir transporté de l’argent pour le compte des trafiquants de drogue.

Le premier a écopé de quatre ans de prison dont deux ans avec sursis et de 150.000 euros d’amende. Le second a été condamné à cinq ans de prison dont trois ans et demi avec sursis, ainsi qu’à 250.000 euros d’amende. Tous les deux se sont vu signifier une interdiction de séjour sur le territoire français de dix ans.

À l’audience, les prévenus du Sentier chinois, souvent originaires de la même province du Zhejiang (est de la Chine) avaient nié tout lien entre leur activité et le blanchiment de trafic de stupéfiants, ne reconnaissant que des faits de fraude fiscale.

À l’audience en mars, le ministère public avait requis contre les prévenus des peines d’emprisonnement s’étalant de quatre mois avec sursis à quatre ans dont dix-huit mois ferme.

Deux relaxes ont par ailleurs été prononcées, quand le parquet demandait la relaxe pour un grossiste.



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