Les macronistes cherchent à s’élargir au-delà de la gauche, par le jeu des alliances à l’Assemblée

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(Photo JULIEN DE ROSA/AFP via Getty Images)
Von 10 juillet 2024

Deuxième force à l’Assemblée, le camp présidentiel martelait mercredi sa volonté de « s’élargir » à droite comme à gauche pour « dépasser numériquement » le Nouveau Front populaire, quitte pour certains macronistes à laisser Matignon à un membre des Républicains.

Même si elle arrivée en tête des législatives avec plus de 190 députés, « ce n’est pas vraiment la gauche qui a la main », a estimé Aurore Bergé sur France 2. Certes, « au moment où on se parle c’est le premier bloc, mais c’est un bloc qui ne peut pas progresser », contrairement à la coalition centriste Ensemble, a ajouté la ministre de l’Egalité femmes-hommes, réélue députée dimanche.

« On est un peu plus de 160 aujourd’hui (…) et j’entends des députés LR, divers droite, UDI, même divers gauche, qui seraient prêts à nous rejoindre, ce qui veut dire qu’on pourrait numériquement dépasser le bloc de gauche, en tout cas on est les seuls à pouvoir s’élargir », a-t-elle affirmé.

Son collègue Sylvain Maillard, chef sortant des députés Renaissance, a d’ailleurs convoqué une « réunion de groupe » mercredi pour aborder le sujet et « regarder quels sont les députés susceptibles de pouvoir se retrouver avec nous ».

À la recherche d’une majorité relative

« Il y a des LR bien sûr, les discussions ont déjà commencé, il y a aussi des sociaux-démocrates », a-t-il indiqué sur Radio J, espérant « trouver des partenaires pour pouvoir gouverner, en majorité relative probablement, pendant les trois prochaines années ».

Quitte à faire d’importantes concessions, comme Gérald Darmanin y est prêt : « Il peut y avoir un Premier ministre de droite, ça ne me gênerait en rien », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur CNews et Europe 1.

Également réélu dimanche, il a jugé possible de « travailler avec tous ceux qui ne veulent pas augmenter les impôts » et qui souhaitent « réguler fortement l’immigration » ou encore « soutenir les forces de l’ordre », ce qui selon lui « peut parler à une partie de la gauche ».

« Il faut à tout prix qu’il y ait une alternative » au NFP, a résumé sur Public Sénat le président de l’UDI Hervé Marseille, qui lui aussi accepterait « bien sûr » un LR à Matignon en contrepartie.

Des « manigances » dénoncées par Manuel Bompard sur LCI. Le coordinateur de la France insoumise, première composante de l’alliance de gauche, a accusé Emmanuel Macron de « multiplier les manœuvres » pour « en quelque sorte détourner le résultat » des élections législatives.



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