Les masques vénitiens Made in Albanie

Dans un atelier du nord de l'Albanie, des artistes peignent et décorent à la main des dizaines de milliers de masques vénitiens que les festivaliers aiment à porter pendant la saison du carnaval à travers le monde.
Titelbild
-Une cinquantaine d'employés fabriquent à la main les pièces uniques de leur usine de Shkoder, au bord du lac, qui exporte jusqu'à 30 000 masques dans le monde chaque année. Photo de Gent SHKULLAKU / AFP via Getty Images.
Von 25 février 2020

Dans un atelier du nord de l’Albanie, des artistes peignent et décorent à la main des dizaines de milliers de masques vénitiens que les festivaliers aiment à porter pendant la saison du carnaval à travers le monde.

Chaque année, l’atelier Angoni exporte entre 20.000 et 30.000 pièces, toutes uniques, des plus simples aux plus extravagantes.

« 70% de la production est destinée au marché de Venise »

Edmond Angoni, 64 ans, a ouvert « Venice Art Mask » à Shkodër en 1997, après avoir travaillé un temps en Italie. Aujourd’hui, il emploie une cinquantaine de personnes.

Environ « 70% de la production est destinée au marché de Venise », où le carnaval vient d’être écourté pour cause de coronavirus, le reste étant vendu en Australie, en Grande-Bretagne, en France, aux Etats-Unis, explique-t-il.

-Un artiste travaille sur un masque de carnaval à l’atelier Venice Art Mask à Shkoder, Albanie, le 20 février 2020. Photo de GENT SHKULLAKU / AFP via Getty Images.

L’entreprise dispose aussi de sept magasins à Venise qui lui servent de « vitrine » pour les cinéastes et autres assistants de théâtre qui viennent passer commande.

Certaines pièces utilisées par le septième art

Les masques sont très populaires en période de carnaval mais l’entreprise travaille toute l’année et certaines pièces sont utilisées par le septième art. Nicole Kidman et Tom Cruise portaient par exemple des masques Angoni dans le film « Eyes Wide Shut » de Stanley Kubrick sorti en 1999.

-Des artistes travaillent sur un masque de carnaval à l’atelier Venice Art Mask à Shkoder, en Albanie, le 20 février 2020. Photo de GENT SHKULLAKU / AFP via Getty Images.

« Tout est entièrement fait à la main », souligne Emanuela Pergjergji, 36 ans, l’une des peintres de l’atelier.

A la fabrication d’un moule en argile où est versé du plâtre, succèdent une douzaine d’étapes précises.

Des prix allant de 20 à 1500 euros

Les masques ont un coût, de 20 euros pour un loup jusqu’à 1.500 euros pour les plus luxueux,  mais c’est le prix de la qualité, selon M. Angoni. « On mise sur le côté artistique, on les traite avec passion et amour comme des objets d’art ». 

Nora Gjonaj travaille dans l’atelier depuis 20 ans. Ses masques préférés: « les animaux de toutes sortes et qui après être peints et décorés sont très beaux, très réussis », dit-elle.

Une salle d’exposition

L’atelier comprend également une salle d’exposition où les visiteurs peuvent admirer des modèles de luxe décorés à la feuille d’or ou d’argent, ornés de plumes, de cristaux Swarovski, de perles.

-Un visiteur cherche un masque de carnaval dans le salon de l’atelier Venice Art Mask à Shkoder, Albanie, le 20 février 2020. Photo de GENT SHKULLAKU / AFP via Getty Images.

L’exposition constitue une attraction supplémentaire pour les touristes étrangers qui viennent visiter Shkodër, la « Venise de l’Albanie » réputée pour son lac et sa citadelle.

Ivana Dedovic est venue du Monténégro voisin acheter deux masques pour elle et son amie, qu’elles porteront au bal dans leur pays. « Difficile de  choisir, ils sont tous beaux », lance-t-elle ravie.

 



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion