Les premiers Français rapatriés d’Israël partagés entre «soulagement» et «appréhension»

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Un passager est accueilli à son arrivée de Tel Aviv sur un vol pour ressortissants français, à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 12 octobre 2023. (Photo MEHDI FEDOUACH/AFP via Getty Images)
Von 13 octobre 2023

Les premiers Français rapatriés d’Israël depuis le déclenchement de l’offensive du Hamas ont exprimé jeudi soir leur « soulagement » d’être de retour à Paris, mais aussi un sentiment d’« horreur » devant un « désastre » et une pointe d’« appréhension ».

« C’est le soulagement de rentrer, mais quand on voit la montée des actes antisémites en France, on a une petite appréhension », a déclaré devant la presse Olivia, enceinte de quatre mois, à la sortie de l’avion, qui s’est posé peu après 21h00 à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. « En Israël, on avait l’armée pour nous protéger, j’espère qu’on pourra se sentir en sécurité » en France, a ajouté la jeune maman, accompagnée de deux enfants en bas âge.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a affirmé jeudi qu’il y avait eu « plus d’une centaine d’actes antisémites » en France depuis l’attaque samedi d’Israël par le mouvement islamiste palestinien Hamas, allant de tags à des insultes contre la communauté juive.

« Le soulagement de ne plus se sentir en guerre »

Au terminal 2E, les visages étaient marqués mais dès les retrouvailles avec les familles, un sourire s’y affichait. « Je vais pouvoir retrouver une vie à peu près normale, sortir », se réjouit Yaël, 17 ans. « C’est le soulagement de ne plus se sentir en guerre », explique la lycéenne, coupée dans sa déclaration par les embrassades de son grand frère venu la chercher à l’aéroport. En pèlerinage à Jérusalem, Brigitte n’a « jamais eu peur » mais ressent de la « tristesse ». « C’est dur, j’ai perdu un copain dans cette guerre », confie un étudiant qui devait effectuer un échange d’un an en Israël.

Ce premier « vol spécial » Air France, qui a décollé de Tel-Aviv jeudi après-midi, transportait 377 passagers français, en particulier des personnes âgées ou « vulnérables ». Les personnes en situation de handicap ou présentant une urgence médicale particulière étaient prioritaires sur le vol.

Les passagers ont été accueillis à la sortie de l’avion par la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, et le ministre des Transports, Clément Beaune. Pour la cheffe de la diplomatie française, « il était important que nous marquions notre solidarité avec nos compatriotes dans l’épreuve ». Mme Colonna a précisé que d’autres vols étaient prévus vendredi, samedi et dimanche. La ministre a aussi déclaré devant la presse qu’elle se rendrait en Israël dimanche à la demande du président Emmanuel Macron.

« Une horreur, un désastre, une calamité »

Nicole Ifargan, qui était de passage à Tel Aviv, a estimé « honteux » que le rapatriement ait tardé. « Je remercie la France bien évidemment, mais je crois que c’est normal qu’on s’occupe des Français, j’ai le droit de m’indigner ! », estime la retraitée, originaire Lyon. Dans le sud d’Israël, à proximité de la bande de Gaza, c’est « une horreur, un désastre, une calamité, y’a pas de mots », a-t-elle dit, ajoutant: « Nous, on s’en sort bien ».

Un père de famille, qui n’a pas souhaité donner son nom, s’est dit « content d’être rentré car la vie va reprendre son cours ». « Il était temps de rentrer mais on appréhende, on n’est pas du tout serein (pour quand) on va ramener nos enfants sur le trajet de l’école », a ajouté ce commerçant, qui était en vacances en Israël pour les fêtes juives de Souccot. Interrogé sur l’attaque sanglante d’Israël par le Hamas, il a lancé : « Le peuple juif c’est comme un roseau, il se courbe face au vent mais ne casse pas ».

Et quand un journaliste lui a demandé de décliner son identité, il a répondu en plaisantant: « Am Israël ‘haï », soit « Israël vivra ».



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