Les présidents polonais et ukrainien commémorent séparément les massacres de Volhynie

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Une épuration ethnique pendant la Seconde Guerre mondiale. Photo Alina i Ireneusz Skrzypczakowie Wikipédia
Von 8 juillet 2018

Le président polonais a commémoré dimanche dans l’ouest de l’Ukraine les massacres de Polonais en Volhynie par des Ukrainiens, son homologue ukrainien se rendant de son côté en Pologne pour saluer la mémoire des Ukrainiens tués en représailles pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces célébrations séparées constituent une nouvelle illustration des tensions entre les deux pays concernant leur histoire douloureuse.

Le président polonais Andrzej Duda s’est rendu à Loutsk, ville de l’ouest de l’Ukraine à l’époque située en Pologne, assister à une messe en hommage aux victimes des massacres de Volhynie au cours desquels quelque 100.000 Polonais ont été tués entre 1943 et 1945 par des militants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

Le président ukrainien Petro Porochenko doit pour sa part se rendre plus tard dans la journée côté polonais, à 125 kilomètres de là, dans le village de Sahryn pour inaugurer un mémorial en hommage aux 20.000 Ukrainiens tués par les partisans polonais. Il n’est pas prévu que les deux chefs d’Etat se rencontrent et les deux hommes ont fait savoir qu’ils n’avaient pas invité leur homologue dans leur pays.

Le président Duda a été convié en Ukraine par l’évêque de Loutsk selon Varsovie, tandis que Petro Porochenko a été invité en Pologne par la communauté ukrainienne, a fait savoir Kiev. Selon des médias ukrainiens s’appuyant sur des sources anonymes, Varsovie a refusé une offre ukrainienne de commémorer ensemble les massacres de Volhynie.

La Pologne reproche à l’Ukraine de n’avoir pas explicitement condamné ces massacres La Pologne reproche à l’Ukraine de n’avoir pas explicitement condamné les massacres. Le Parlement polonais les a qualifiés de « génocide » dans une résolution de 2016.

Aux yeux des historiens ukrainiens, les représailles polonaises justifient qu’on mette sur le même plan les actes commis par les deux parties et donc l’absence d’excuses de Kiev. Le président Petro Porochenko a prononcé à plusieurs reprises la phrase « nous pardonnons et demandons pardon », et a déposé en juin 2016 à Varsovie une gerbe de fleurs devant le monument aux victimes polonaises en Volhynie.

DC avec AFP

 



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