L’évolution du modèle familial en France
Une étude de l’Insee parue le 16 décembre décrypte le modèle de vie conjugale et familiale des Français. Une première constatation, la majeure partie des familles vit en couple. La seconde constatation, ce modèle du couple continue de se fragiliser avec des ruptures plus fréquentes, plusieurs unions et la hausse de la monoparentalité, surtout chez les femmes.
Le mariage, socle indéfectible du modèle familial
L’Insee précise également que l’immense majorité (90%) des personnes âgées de 26 à 65 ans est, ou a déjà été en couple. En tout, 73 % des couples interrogés sont mariés, 4 % sont pacsés et 23 % vivent en union libre. Néanmoins ces tendances changent selon les générations, si 80 % des personnes de 20-24 ans en couple vivent en union libre, 5 % le sont encore chez les plus de 65 ans. Parmi les couples, 0,6 % ont un conjoint de même sexe (chiffres collectés avant la loi sur le mariage pour tous de 2013) et on apprend également que 96% des couples partagent le même logement, avec seulement 4% qui sont non cohabitants.
Selon l’Insee, bien que les enfants vivent dans des structures familiales de plus en plus diversifiées, 90 % des enquêtés pensent que « pour grandir en étant heureux, un enfant a besoin d’un foyer avec un père et une mère ».
Hausse sensible des divorces et des familles monoparentales
Autre signe d’un changement des mœurs, la vie sous le même toit ainsi que la naissance du premier enfant arrivent de plus en plus tard. Ainsi, « 67 % des personnes nées entre 1948 et 1957 avaient déjà vécu en couple avant 25 ans », alors que la proportion tombe à 58 % pour les générations présentes.
Les unions durent également moins longtemps qu’autrefois, davantage de premières cohabitations conduisent à une séparation. 30 % des personnes nées entre 1978 et 1987 se séparent ainsi avant de fêter leurs 5 années de vie commune contre seulement 9 % pour leurs aînés, nés 30 ans plus tôt. Ainsi entre entre 2009 et 2012, en moyenne, 253 000 couples se sont séparés chaque année ; des chiffres qui étaient de 155 000 entre 1993 et 1996.
Conséquence de la hausse des séparations, la hausse des familles recomposées et monoparentales. En cas de divorce ou de séparation, la garde des enfants va en grande partie à la mère (75 % des cas en 2012), contre 16% en résidence alternée et 7% chez le père.
Les familles monoparentales, elles, sont « le type de famille qui s’est le plus développé au détriment des familles traditionnelles », souligne l’Insee. Elles représentaient 16 % des familles avec enfants mineurs en 1999 contre 20 % en 2011. Elles sont essentiellement vécues à 85% par des femmes, avec 40 % d’entre elles vivant avec enfants mineurs sous le seuil de pauvreté.
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