L’«exemplarité» de la police et la «considération» de la part des citoyens sont nécessaires, rappelle Bertrand Cazeneuve

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Bernard Cazeneuve, ancien ministre de l'Intérieur et Premier ministre de François Hollande. (Photo BEHROUZ : MEHRI/AFP via Getty Images)
Von 26 juillet 2023

L’ex-Premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, estime que le président de la République a « raison de chercher à apaiser la police », mais qu’il doit aussi rappeler « les grands principes républicains dont il est le garant ».

Emmanuel Macron « a raison de chercher à apaiser la police, qui accomplit dans des conditions de plus en plus difficiles une mission qui l’expose et qui mérite, pour cela, la gratitude de la Nation », déclare l’ancien ministre de l’Intérieur dans un entretien au Huffington Post. Mais le chef de l’État doit aussi « rappeler à chacun les grands principes républicains dont il est le garant ». « Rompre cet équilibre serait, dans le contexte, prendre un risque inconsidéré ».

Pour pérenniser « l’ordre », souhaité par Emmanuel Macron, Bernard Cazeneuve juge qu’il faut de « la justice. L’ordre sans la justice est une illusion. La justice sans l’ordre est impossible ».

Bernard Cazeneuve est à l’origine de la loi de 2017 sur le refus d’obtempérer, dont La France insoumise réclame l’abrogation, depuis la mort du jeune Nahel, tué par un tir policier à Nanterre en tentant de forcer un contrôle routier le 27 juin. Pour les Insoumis, ce texte revient à « un permis de tuer » accordé aux policiers, ce que dément M. Cazeneuve, qui dénonce « une instrumentalisation ».

Police et citoyens, des devoirs mutuels

L’ancien chef du gouvernement considère que « la police (…), quel que soit le tribut qu’elle paie pour assurer la protection des Français », « a un devoir d’exemplarité », après les propos polémiques du directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, qui a estimé qu’un policier « n’a pas sa place en prison » avant un éventuel procès.

« Son honneur est de tenir, lorsque tout dérape et jusqu’à présent, elle a courageusement tenu son rang », estime-t-il. « Si l’exigence d’exemplarité de la police n’est pas négociable, le respect qu’on lui doit est impératif », ajoute l’ancien ministre.

Bernard Cazeneuve considère enfin que « les syndicats de police doivent garder un ton et user d’arguments qui les rendent irréprochables », et ne pas « déraper ».



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