L’histoire sensationnelle du grimpeur Alex Honnold devant le tout Hollywood

Titelbild
-Dans cette photo, prise le 03 juin 2015, le monolithe El Capitan est vu dans le parc national de Yosemite en Californie. Alex Honnold, un grand grimpeur qui a vaincu une série de faces rocheuses intimidantes de son propre chef et presque sans équipement, pourrait ajouter dimanche les Oscars à ses conquêtes pour son rôle central dans le documentaire 'Free Solo'. Photo de Mark RALSTON / AFP / Getty Images.
Von 23 février 2019

Collé à la pierre durant quatre heures, le corps évoluant dans des fissures très étroites sur une paroi vertigineuse, Alex Honnold flirte avec les limites pour réaliser le plus grand exploit de la grimpe. Une histoire racontée dans un film, « Free Solo », en lice aux Oscars.

Le 3 juin 2017, équipé d’une paire de chaussons et de pof (poudre pour l’adhérence), Alex Honnold a gravi à mains nues et sans aucune sécurité la paroi mythique d’El Capitan, un monolithe de granite de 900 mètres de hauteur, dans le parc des Yosémites (Californie). Du jamais vu.

Cette performance est retracée tel un thriller dans le film Free Solo produit par National Geographic, qui le diffusera le 3 mars aux Etats-Unis et le 24 mars en France, et réalisé par Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, qui ont suivi Honnold pendant ses deux années de préparation. Bien plus que l’histoire d’un exploit sportif, le film parle d’un homme hors du commun, d’amour, d’amitié, de la vie, de la mort. Et de la peur.

La moindre erreur le projette vers une mort assurée. 

« Je pense que j’ai peur de mourir, comme tout le monde. Oui, je n’ai pas peur de grimper. Mais El Capitan m’a fait peur pendant des années. Et c’est pour ça que ça m’a pris deux ans de préparation. Si je n’avais pas ressenti de peur, je l’aurais grimpé dès le premier jour », raconte le Californien de 33 ans, attablé avec quelques journalistes à Londres, au lendemain d’une énième récompense pour le film, cette fois un Bafta (récompenses britanniques du cinéma) pour le meilleur documentaire.

Et dimanche, « Free Solo », qui a mobilisé une vingtaine de caméras, est en lice aux Oscars pour le meilleur documentaire. Ce gars timide, particulièrement solitaire et un brin étrange, a réalisé un rêve nourri pendant presque dix ans pour devenir le premier homme à dompter sans corde , « la paroi la plus impressionnante du monde », comme il le dit lui-même.

Il l’a pourtant escaladée plus de 40 fois mais jamais en free solo (solo intégral), cet art de grimper sans filet, dont il est l’un des plus grands maîtres avec plus de 1000 ascensions à son actif. Hésitant, il est obsédé par ce projet complètement fou, que tous les adeptes de l’escalade ont classé « irréalisable ».

Honnold veut réussir. Pour cela, il sait qu’il doit tout faire à la perfection. « Presque ne compte pas », lui a dit sa mère en français (elle est professeur de français) durant son enfance, contribuant à faire de lui le maestro du solo intégral. « On n’a pas le droit à l’erreur, le free solo est proche de la perfection. C’est assez agréable de se sentir parfait un petit moment », glisse-t-il, avant de comparer la mentalité du solo intégral à la culture du guerrier. « On se concentre à 100% parce que notre vie en dépend ».

Honnold est un gars bien atypique.

Il vit dans un van, a découvert les légumes à 20 ans, en même temps que les étreintes. « Petit, j’étais maniaque, timide, un peu sombre. Ou mélancolique. Je jouais avec mes legos et sur mon ordinateur. Je n’avais pas de hobbies, j’étais pas un mec cool. Solitaire et ringard« , confie-t-il dans le film.

Il a 19 ans quand son père meurt. Il arrête alors ses études et part avec son van, avec presque rien en poche, pour grimper, seul. L’escalade avant tout. Même avant les femmes, dit-il. En décembre 2015, il rencontre Sanni McCandless, qui le trouve « bizarre et marrant ». Aujourd’hui, ils vivent à Las Vegas, dans une maison.

Le film oscille entre confessions, tensions et émotions. Avec en toile de fond, la préparation minutieuse d’un projet extraordinaire, perturbé par deux blessures. Et un ‘happy-end’ ce 3 juin 2017 après 3h56 d’ascension. « Ravi ! J’étais ravi ! C’était génial, une satisfaction incroyable. Je suis resté là-haut, assis au soleil pendant presque une heure et demie. On s’est tous serrés dans les bras (avec l’équipe du film) », se souvient Honnold, qui n’avait jamais autant souri.

D.C avec AFP



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion