L’historien et éditorialiste Jacques Julliard est mort
L’historien et éditorialiste Jacques Julliard est décédé à l’âge de 90 ans, ont annoncé vendredi Marianne et Le Figaro, deux journaux pour lesquels l’intellectuel, figure de la deuxième gauche, a travaillé.
« Notre éditorialiste Jacques Julliard, théoricien et amoureux de la gauche française, est décédé », a annoncé sur X (ex-Twitter) Natacha Polony, directrice de la rédaction du magazine Marianne. « Cher Jacques, vous avez offert à Marianne votre humanité, votre immense culture, votre intelligence. Merci de tout cœur », a-t-elle ajouté. « Journaliste, universitaire, historien, syndicaliste… De ses différents postes d’observation de la société et du monde politique, Jacques Julliard aura consacré l’essentiel de son existence à l’analyse de la gauche », relève également le site internet de Marianne. Pour Le Figaro, où Jacques Julliard signait une chronique mensuelle, « il aura marqué de son empreinte la vie intellectuelle française ».
« Une grande voix républicaine, humaniste et socialiste »
L’annonce de son décès, dont les circonstances n’ont pas été précisées, a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique, toutes sensibilités confondues, et du milieu journalistique. « Une grande voix républicaine, humaniste et socialiste vient de s’éteindre. (…) La presse perd l’une de ses plus belles plumes, la gauche l’un de ses intellectuels les plus féconds », a salué l’ancien président François Hollande dans un communiqué.
Une grande voix républicaine, humaniste et socialiste vient de s’éteindre.
Jacques Julliard chérissait la Nation sans jamais perdre de ses engagements européens. Il ne cédait rien sur les valeurs universelles et sur la laïcité sans jamais étouffer sa foi vibrante. Il militait… pic.twitter.com/JXq8jJ5xNW
— François Hollande (@fhollande) September 8, 2023
Né le 4 mars 1933 à Brénod, dans l’Ain, dans une famille de notables locaux, Jacques Julliard a évolué dans un milieu républicain de tradition radicale. Universitaire et syndicaliste, il milite dès les années 1970 au sein du Parti socialiste, où il comptera parmi ses amis politiques Michel Rocard. Il s’y distingue notamment pour son projet de modernisation idéologique du PS, celui de la deuxième gauche, opposée à la première, la mitterrandiste.
Parallèlement, dès la fin des années 1960, il devient l’un des piliers du Nouvel Observateur aux côtés de Jean Daniel, fondateur du magazine de gauche. Il finit par quitter la publication au bout de 32 ans de collaboration pour rejoindre en 2010 l’hebdomadaire Marianne où il devient éditorialiste. À 84 ans, en 2017, il décide d’écrire aussi une chronique mensuelle pour Le Figaro. Il a eu un fils en 1963, Jean-François, nommé directeur du Canard Enchaîné en 2023.
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