Liban : la venue de Hariri à Paris calme la situation

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Le président Emmanuel Macron (D) accueille le Premier ministre libanais Saad Hariri au palais présidentiel de l'Elysée le 18 novembre 2017 à Paris. M. Hariri est à Paris sur l'invitation du président français qui tente d'aider à trouver une solution à une crise politique qui a fait craindre pour la fragile démocratie libanaise. (THOMAS SAMSON / AFP / Getty Images)
Von 18 novembre 2017

La venue du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri à Paris contribue à « apaiser les tensions » au Proche-Orient, où la France va continuer à agir en ce sens, a estimé samedi la présidence française.

Le président Emmanuel Macron « continuera à prendre toutes les initiatives nécessaires pour la stabilité du Liban », a précisé l’Élysée à l’issue de la réception de M. Hariri, quelques heures après l’arrivée de ce dernier en France en provenance d’Arabie saoudite. « Nous contribuons à apaiser les tensions dans la région », a ajouté la présidence.

L’Élysée n’a pas voulu indiquer si le Premier ministre libanais avait ou non confirmé à M. Macron sa démission, comme il l’avait annoncé le 4 novembre à Ryad. « Il a indiqué qu’il se rendait dans les prochains jours à Beyrouth » et « il n’est pas anormal qu’il réserve ses annonces » à son pays.

Paris envisage de réunir le groupe international de soutien au Liban à Paris « en fonction de l’évolution de la situation ». Aucune date n’a encore été fixée. « L’objectif est que le Liban puisse conserver sa stabilité et de le protéger des crises régionales », notamment des tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran, les deux rivaux.

« Nous parlons très librement avec l’Iran » de ces tensions, a indiqué l’Élysée, en précisant qu’il n’y avait « pas d’interruption » de ces contacts, bien que Téhéran ait dénoncé, à deux reprises en 24 heures la position de la France.

« Il faut rester serein » et Paris « ne remet pas en cause » le « principe d’un dialogue ferme et exigeant » avec l’Iran, a affirmé l’Élysée, en précisant qu’un prochain voyage du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à Téhéran était toujours envisagé.

L’Élysée a par ailleurs indiqué que le fait que deux des enfants du couple Hariri soient restés à Ryad ne constituait pas « un motif d’inquiétude » : « Ils les ont laissés parce qu’ils l’ont jugé désirable ». M. Hariri s’est rendu à l’Élysée avec son épouse et leur fils aîné.

 

R.B avec AFP

 

 



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