Libye: la Compagnie pétrolière appelle à la libération de ses employés enlevés

La Compagnie libyenne de pétrole (NOC) a appelé lundi les tribus du sud du pays à libérer deux de ses employés, dont un ressortissant roumain, enlevés sur un champ pétrolier samedi.
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Une vue générale montre l'installation pétrolière de Zawiya en Libye. Photo MAHMUD TURKIA/AFP/Getty Images.
Von 16 juillet 2018

La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a appelé lundi les tribus du sud du pays à libérer deux de ses employés, dont un ressortissant roumain, enlevés sur un champ pétrolier samedi. Aucun groupe n’a revendiqué l’enlèvement mais le président de la NOC Moustafa Sanalla a assuré que la Compagnie ne verserait pas « un seul dinar pour des chantages  ou des enlèvements ».

« Nous appelons les populations locales de la région d’Oubari, surtout nos frères Touaregs et Toubous à recourir à la raison et à relâcher nos deux employés au plus vite », a affirmé M. Sanalla lors d’une manifestation avec ses collègues devant le siège de la NOC à Tripoli.  Selon les services de sécurité, quatre ingénieurs -trois Libyens et un Roumain- ont été enlevés samedi par un groupe armé sur le champ al-Charara dans la région d’Oubari (environ 900 km au sud de Tripoli) mais la NOC avait indiqué par la suite que deux d’entre eux avaient été libérés.

« Nous remercions Dieu que deux de nos collègues soient revenus sains et saufs et prions pour le retour » des deux autres, « Achraf Messallem et notre collègue roumain », a indiqué M. Sanalla, qualifiant la situation d’« insupportable »« Les employés du secteur pétrolier devraient être honorés et respectés, pas kidnappés », a-t-il ajouté, visiblement en colère.

Ce nouvel enlèvement est survenu dix jours après celui de trois ingénieurs philippins et un autre sud-coréen qui travaillaient sur un projet hydraulique également situé dans le sud désertique de la Libye.  Il intervient aussi quelques semaines après la libération de trois ressortissants turcs enlevés huit mois auparavant dans le sud du pays où ils participaient à la construction d’une centrale électrique.

Depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011, les travailleurs étrangers et les représentations diplomatiques en Libye sont régulièrement la cible d’attaques et d’enlèvements par de puissantes milices ou par le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Les structures pétrolières ne sont pas épargnées par l’insécurité régnante et sont souvent la cible d’attaques de groupes armés rivaux ou d’occupations abusives pour des revendications sociales.

La Libye dispose des réserves pétrolières les plus abondantes d’Afrique et compte essentiellement sur ces ressources pour soutenir son économie aujourd’hui fragilisée.

DC avec AFP



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