Limoges : une centaine d’individus cagoulés et armés attaquent des véhicules, 10 policiers blessés
Une centaine d’individus cagoulés et armés ont attaqué des véhicules en circulation dans la nuit de vendredi à samedi à Limoges lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont fait dix blessés parmi les policiers, a-t-on appris auprès de la préfecture et du parquet.
Les faits se sont produits vers 01h00 du matin à proximité du quartier populaire du Val de l’Aurence, où « une centaine de personnes » ont bloqué la RN141 menant à Angoulême et s’en sont pris aux véhicules, « principalement par des tirs de mortiers », selon la préfecture.
« Il y a eu entre 100 et 150 individus cagoulés, armés de cocktails Molotov, mortiers, cailloux, ainsi que des barres de fer et des battes de baseball », a détaillé auprès de l’AFP Laurent Nadeau, secrétaire départemental du syndical de police Alliance.
🚨 LIMOGES – NUIT D’ÉMEUTES 🚨
Guet-apens, RN 141 bloquée, voitures civiles attaquées, mortiers, cocktails Molotov, 10blessés.
Un collègue attaqué avec ses enfants dans sa voiture.
👉 Un miracle qu’il n’y ait pas de mort.
L’impunité doit être éradiquée.#SoutienFDO pic.twitter.com/jAb6vX4phQ— ALLIANCE PN (@alliancepolice) July 19, 2025
Les forces de l’ordre ont fait usage de lanceurs de balle de défense (LBD) et de lacrymogènes et les échauffourées ont cessé vers 4h00 du matin.
Dix policiers blessés
« C’est une guérilla urbaine », a dénoncé auprès de l’AFP Émile Roger Lombertie, maire (LR) de Limoges. « Ils sont organisés, structurés, c’est programmé, il y a un plan, un armement, un guet-apens donné aux policiers et aux usagers de la route », a-t-il déploré.
« Ce n’est pas une manifestation spontanée pour râler contre quelque chose. Il n’y a pas de prétexte. Rien. Il y a l’envie de détruire et de montrer que le territoire vous appartient », a-t-il insisté.
Neuf des dix policiers blessés souffrent d’acouphènes et le dixième d’une blessure à une main, selon le parquet de Limoges.
Une enquête ouverte
Une enquête a été ouverte pour participation à un attroupement armé et violences sur les policiers, a déclaré à l’AFP Émilie Abrantes, procureure de la République à Limoges, dans l’attente d’éventuelles plaintes d’automobilistes ciblés pendant la nuit.
« Des véhicules ont été visés mais nous n’avons pas connaissance de blessés » à ce stade, a souligné la magistrate.
Cette nuit d’échauffourées fait suite à d’autres heurts survenus dans la même zone le soir du 14 juillet. « Ça fait 4-5 ans que ça explose dans ce quartier. Pour moi, il y a danger », a souligné Émile Roger Lombertie, décrivant un « quartier de grande pauvreté avec des jeunes issus d’immigration » devenu selon lui « une zone de non-droit ».
Le ministère de l’Intérieur a annoncé le déploiement à Limoges de la compagnie de CRS 82, basée à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) et spécialisée dans le maintien de l’ordre.
Retour au calme
Le calme est revenu dans la nuit de samedi à dimanche. « Rien d’important » ne s’est produit dans la nuit et « aucun renfort (n’a été) dépêché sur place », a déclaré une source policière à un correspondant de l’AFP.
La police a recensé quelques tirs de mortier d’artifice lancés à 22h30 et des jets de projectile, mais sans blessé.
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