L’Inde, ce nouvel ami de la France

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Le président français François Hollande et le Premier ministre indien Narendra Modi entourés de Ségolène Royal et de Laurent Fabius en visite au Capitole le 24 janvier 2016 à Chandigarh en Inde. (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP/Getty Images)
Von 1 février 2016

Une délégation de ministres et d’entreprises a suivi François Hollande lors de sa visite diplomatique en Inde du 24 au 26 janvier. Accueilli par le Premier ministre indien Narendra Modi, la visite a eu lieu dans un contexte de ralentissement des pays émergents (Russie, Chine, Brésil, Afrique du Sud) à l’exception du continent indien toujours en croissance. Une occasion de renforcer les liens entre les deux nations.

L’Inde, future place forte de l’Asie

Première démocratie et deuxième population mondiale, l’Inde se distingue de la Chine par un développement durable de son économie. Le pays a affiché en effet une croissance de 7,5% en 2015 avec un objectif de 9% en 2016, face à un voisin chinois en perte de vitesse et en profonde mutation économique (5% de croissance prévue dans les années à venir, 2,5% pour les plus pessimistes).

L’Inde affiche une croissance de 7,5% pour 2015.

L’Inde est pourtant un pays aux multiples visages, avec un développement économique à deux vitesses entre les grandes villes et les campagnes. Les réformes agraires et fiscales, promises par le parti nationaliste hindou au pouvoir depuis 2014, peinent à se mettre en place, face à une organisation en castes très complexe et une corruption très présente. Selon la Banque mondiale, les affaires sont toujours difficiles sur l’ensemble du territoire et les tensions communautaires toujours très fortes n’aident pas à accélérer les réformes du pays.

Malgré cela, certains observateurs voient en l’Inde la prochaine locomotive de l’économie asiatique, avec l’avantage de ne dépendre ni des hydrocarbures ni de Pékin.

La France, ancienne amie de la colonie britannique

Pour cette deuxième visite officielle en Inde en moins de trois ans, les sujets ont de nouveau tourné autour du rapprochement économique et diplomatique des deux pays.

La France a indiqué par exemple vouloir doubler ses investissements dans le pays, pour les porter à plus de dix milliards de dollars (9 milliards d’euros) dans les cinq ans. « La majorité de ces investissements sont prévus pour le secteur industriel, ce qui fait de la France un acteur majeur dans le programme « Make in India » », a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin, le 25 janvier. Parmi les autres sujets abordés, l’énergie nucléaire, l’énergie solaire, les transports et bien sûr la vente des Rafale.

Car la diplomatie n’est pas seulement économique mais aussi géo-politique. Avec la vente de 36 avions de combat Rafale (pour un montant prévu de 4 milliards de dollars), la France voit aussi en l’Inde un allié stratégique dans la région, face à une Chine en restructuration militaire et une Russie toujours encline à montrer ces muscles. Un rapprochement qui avait d’ailleurs été acté pour l’industrie aérienne et spatiale avec la vente en août dernier de 250 A320neo pour la bagatelle de 26,6 milliards de dollars.



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