L’inéligibilité éventuelle de Marine Le Pen serait-elle une manœuvre pour l’exclure de la politique ?
Le vice-président du RN Sébastien Chenu a dénoncé jeudi « un parquet au service d’une mission politique » au lendemain de réquisitions contre Marine Le Pen comprenant la demande d’une peine de cinq ans d’inéligibilité, une manière selon lui de « la faire sortir du jeu politique » pour la présidentielle de 2027.
« Dans quel pays vivrions nous dans lequel on empêcherait à la principale femme politique, la femme politique la plus populaire dans les sondages, Marine Le Pen, (…) de pouvoir se présenter », a critiqué Sébastien Chenu sur RMC-BFMTV.
Ce n’est pas en Russie mais en France que Marine Le Pen, l’opposante numéro 1, pourrait devenir inéligible. Les procès politiques n’ont pas leur place dans une démocratie !#JeSoutiensMarine #ProcesRN pic.twitter.com/Ee53HsFj2P
— Guillaume Bigot (@Guillaume_Bigot) November 13, 2024
Marine Le Pen, alors que le parquet de Paris requiert 5 ans d’inéligibilité contre la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale : «Il y a une volonté du parquet de priver les Français de voter pour qui ils souhaitent» pic.twitter.com/GByGHTqFbl
— CNEWS (@CNEWS) November 13, 2024
Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a critiqué jeudi le « grand numéro d’hypocrisie » joué par l’extrême droite qui a dénoncé une « atteinte à la démocratie » après la peine d’inéligibilité requise contre Marine Le Pen au procès des assistants des eurodéputés RN.
« Qu’on arrête avec le déni de démocratie », de faire comme si le Rassemblement national (RN) « ne serait pas capable de présenter un candidat : ils ont un candidat de rechange, il s’appelle Bardella, il n’attend que cela », a déclaré sur RTL cet adversaire historique de la triple candidate à la présidentielle.
« La démocratie, c’est aussi le respect de la justice », a-t-il lancé, rappelant qu’en 2004, au moment du procès d’Alain Juppé dans le dossier des emplois fictifs du RPR, où le potentiel candidat à la présidentielle avait été touché par une peine d’inéligibilité, Marine Le Pen avait estimé qu’« il y en a marre de ces élus qui détournent de l’argent ».
Mercredi à Paris, l’accusation a requis cinq ans de prison, dont deux ans de prison ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, qui était selon elle au « centre » d’un « système organisé » visant à faire du parlement européen la « vache à lait » du RN.
Quant à l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a critiqué ces réquisitions car selon lui « combattre Marine Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs », « il n’aurait pas dû dire ça », a estimé Xavier Bertrand, qui est un de ses proches.
Il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible et, ainsi, ne puisse pas se présenter devant le suffrage des Français. Combattre Madame Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs. Si le tribunal juge qu’elle doit être condamnée, elle ne peut l’être…
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) November 13, 2024
« Ou alors il va au bout de sa pensée et il dépose une proposition de loi pour supprimer l’inéligibilité », a-t-il avancé. « Mais en attendant, la loi existe, elle s’applique à tous et personne n’est au-dessus des lois ».
« La loi s’applique à tout le monde », a renchéri sur Public Sénat la ministre chargée des Relations avec le Parlement Nathalie Delattre qui a trouvé « choquant » le commentaire de Gérald Darmanin.
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