«L’intégrité faite homme»: un hommage à Michel Rocard à l’Assemblée nationale
Une plaque en hommage à l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a été dévoilée lundi à l’Assemblée nationale, à l’occasion du 35e anniversaire de la formation de son gouvernement lors du second septennat de François Mitterrand.
« Michel Rocard, l’intégrité faite homme, retrouve symboliquement sa place dans notre hémicycle », où il siégea comme député, s’est réjouie la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, avant de dévoiler sous les applaudissements un écriteau apposé dans un rang de l’hémicycle.
Parmi les invités venus assister à l’hommage au responsable politique décédé en 2016 à 85 ans, figuraient notamment les anciens Premiers ministres Alain Juppé, Manuel Valls et Jean Castex.
« Je rêve d’un pays où l’on se parle à nouveau »: l’acteur Jean-Pierre Darroussin a lu un extrait du discours de Michel Rocard pour présenter son programme de gouvernement en juin 1988 devant l’Assemblée, où il ne disposait que d’une majorité relative.
« Attaché à rechercher des compromis »
Un écho avec la situation de l’actuel gouvernement d’Élisabeth Borne, à laquelle a fait allusion Mme Braun-Pivet lors de son hommage à ce « socialiste qui n’hésitait pas à se dire social-démocrate » et qui « s’est attaché à rechercher des compromis ».
La présidente de l’Assemblée a ainsi évoqué certaines réformes réalisées par Michel Rocard grâce à l’arme constitutionnelle décriée du 49.3, « qu’il avait critiqué jadis et dont il fit un usage, au fond, constitutionnel et responsable ».
Apposition d’une plaque dans l’hémicycle en hommage à Michel Rocard : @YaelBRAUNPIVET rappelle que l’ancien Premier ministre a fait un « usage constitutionnel et responsable » de l’article 49.3 de la constitution, un article « qu’il avait critiqué jadis ».#DirectAN pic.twitter.com/fz3GnxrNme
— LCP (@LCP) June 19, 2023
Socialiste réformiste, Michel Rocard a été Premier ministre de 1988 à 1991 de François Mitterrand, avec lequel il a toujours eu des relations conflictuelles, avant de diriger le PS en 1993 et 1994.
Père de la « deuxième gauche », il voulait incarner une vision rénovée de la gauche, prenant en compte « les contraintes de l’économie mondialisée » sans « renoncer aux ambitions sociales ».
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