L’Iran menace les États-Unis de représailles après les frappes américaines sur ses sites nucléaires

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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le 5 juillet 2024. (ATTA KENARE/AFP via Getty Images)
Von 23 juin 2025

L’Iran a déclaré lundi qu’il avait élargi la liste de ses cibles potentielles après que les États-Unis ont attaqué trois sites nucléaires iraniens samedi.

Ebrahim Zolfaqari, porte-parole du commandement central militaire iranien Khatam al-Anbiya, a déclaré le 23 juin : « Monsieur Trump, vous pouvez commencer cette guerre, mais c’est nous qui la finirons. »

Le 21 juin, les forces américaines ont utilisé des bombardiers B-2 pour frapper trois installations nucléaires iraniennes : Fordow, Natanz et Ispahan.

Lundi, l’agence Tasnim, proche du Corps des Gardiens de la révolution islamique, a rapporté que le chef de l’armée iranienne, le général de division Amir Hatami, avait lui aussi promis une riposte sévère.

Trump parle de changement de régime

Le président américain Donald Trump a suggéré dimanche qu’il pourrait soutenir un changement de régime en Iran.

« Ce n’est pas politiquement correct d’utiliser le terme “changement de régime”, mais si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE SA GRANDEUR À L’IRAN, pourquoi n’y aurait-il pas de changement de régime ??? », a-t-il écrit sur Truth Social.

Le prince héritier iranien en exil, Reza Pahlavi, a publié lundi sur X : « Dès que ce régime sera tombé, nous reconstruirons l’Iran et nous lui rendrons sa grandeur. »

Téhéran continue d’affirmer que son programme nucléaire est strictement pacifique.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait fait part plus tôt ce mois-ci de sa vive inquiétude quant à « l’accumulation rapide d’uranium hautement enrichi » par l’Iran.

Pour autant, le 18 juin, son directeur général, Rafael Grossi, déclarait sur Sky News : « Nous en sommes arrivés à la conclusion que nous ne pouvions pas affirmer qu’il existe à ce jour un effort systématique de l’Iran pour fabriquer une arme nucléaire. »

Il avait toutefois précisé que l’enrichissement d’uranium à 60 % restait un sujet de préoccupation.

L’Iran compte sur Moscou –  l’ONU se réunit

Dimanche, l’agence Tass a rapporté que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait déclaré : « La Russie est une amie de l’Iran, nous avons un partenariat stratégique. Nous consultons toujours nos positions. »

Lundi, M. Araghchi a rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou.

« L’agression totalement injustifiée contre l’Iran n’a aucun fondement ni justification », a déclaré M. Poutine dans des propos retransmis à la télévision. « De notre côté, nous faisons des efforts pour soutenir le peuple iranien. »

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence dimanche pour discuter des frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens, la Russie et la Chine condamnant ces attaques.

Le délégué de la Somalie a appelé à la création d’une zone dénucléarisée au Moyen-Orient.

L’ambassadeur d’Iran auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, a déclaré lors de cette réunion : « L’Iran se réserve pleinement, en vertu du droit international, le droit légitime de se défendre contre cette agression manifeste des États-Unis et de leur supplétif israélien. Le moment, la nature et l’ampleur de la riposte proportionnée de l’Iran seront décidés par ses forces armées. »

L’ambassadeur chinois à l’ONU, Fu Cong, a exprimé la « profonde préoccupation » du régime chinois face au risque d’emballement du conflit.

Le détroit d’Ormuz sous surveillance

Les prix du pétrole ont bondi lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis janvier.

Dimanche, un membre de la commission parlementaire iranienne à la sécurité nationale, Esmail Kosari, a déclaré, selon des médias iraniens : « Pour l’instant, [le Parlement] est parvenu à la conclusion qu’il faut fermer le détroit d’Ormuz, mais la décision finale appartient au Conseil suprême de sécurité nationale. »

Le détroit d’Ormuz, étroit passage maritime entre l’Iran et Oman, relie le golfe Persique à la mer d’Arabie. Il est crucial pour le commerce mondial de l’énergie : près de 20 % du pétrole mondial y transite.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a relativisé la menace.

« Ce serait un suicide économique pour eux s’ils le faisaient », a-t-il déclaré. « Et nous avons les moyens d’y faire face. »

Lundi, le chroniqueur énergie et matières premières de Bloomberg, Javier Blas, a indiqué sur X qu’il n’y avait « aucun signe de perturbation » dans le détroit d’Ormuz.

« De nombreux pétroliers traversent le détroit d’Ormuz ce matin, dans les deux sens », a-t-il écrit. « Le chargement de pétrole dans plusieurs ports du golfe Persique semble se dérouler normalement. Les taux d’exportation de la semaine dernière sont même plus élevés que ceux du début juin. »

Andrew Moran a contribué à la rédaction de cet article.

Avec Reuters



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