Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong : Taïwan craint une « diplomatie des otages » de la Chine

Taiwan on Thursday warned China could use the sweeping national security law it imposed on Hong Kong for "hostage diplomacy", urging democratic countries to unite against Beijing's "autocratic" expansion.
Titelbild
-Chen Ming-tong, ministre du Conseil des affaires continentales de Taiwan lors d'une cérémonie de lancement du bureau d'échanges et de services Taiwan-Hong Kong à Taipei le 1er juillet 2020. Photo de Sam Yeh / AFP via Getty Images.
Von 16 juillet 2020

Taïwan a exhorté jeudi les démocraties à s’unir contre l’expansion « autocratique » de la Chine, estimant que Pékin pourrait utiliser la loi draconienne sur la sécurité nationale instaurée à Hong Kong pour pratiquer une « diplomatie des otages ».

Cette nouvelle loi appliquée depuis début juillet à Hong Kong suscite des craintes à Taïwan, que Pékin considère comme partie de son territoire, se jurant d’en reprendre le contrôle un jour y compris par la force si besoin.

Celle-ci permettrait à Pékin de mener une « diplomatie des otages », a déclaré Chen Ming-Tong, le ministre taïwanais pour les Affaires continentales.

Les pays démocratiques doivent faire front

Le texte « a gravement violé la démocratie et les droits de l’homme pour porter atteinte à la sécurité régionale et perturber la communauté internationale », a-t-il dénoncé, exhortant les pays démocratiques à « faire front pour contrer efficacement l’expansion autocratique de la Chine ».

La loi sur la sécurité nationale, promulguée fin juin, prévoit que les agents de sécurité chinois pourront opérer sur le sol hongkongais, une première, et certaines affaires tomberont directement sous la juridiction de Pékin.

Jusqu’à présent, la police et le système judiciaire hongkongais avaient toute compétence sur le territoire.

La Chine de pratique la diplomatie des otages

Le Canada a accusé la Chine de « diplomatie des otages » après que deux de ses citoyens ont été détenus à la suite de l’arrestation à Vancouver de Meng Wanzhou, cadre de Huawei, sur une demande d’extradition des États-Unis. Les deux hommes ont depuis été accusés d’espionnage.

Le gouvernement de Taïwan craint maintenant qu’une situation similaire ne se produise avec la loi de Hong Kong.

Depuis l’élection en 2016 de Tsai Ing-wen, réélue en janvier et qui considère son pays comme souverain de facto, la Chine a durci son attitude envers Taïwan.

Taipei dispose d’un bureau commercial et culturel à Hong Kong

Mme Tsai, qui a critiqué la répression de Pékin contre les manifestants de Hong Kong, a menacé de représailles si la nouvelle loi sur la sécurité causait « le moindre tort » à Taïwan.

Taipei dispose d’un bureau commercial et culturel à Hong Kong pour assurer des relations non officielles. Mais ce bureau n’est pourvu d’aucun chef depuis la mi-2018 dans l’attente d’un visa que doit délivrer Hong Kong sur fond de dégradation des relations entre Pékin et Taïwan qui a apporté son soutien au mouvement pro-démocratie dans cette ville.

 



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