Londres adresse un ultimatum à l’Irlande du Nord

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Le Premier ministre de la République d'Irlande, Leo Varadkar, s'adresse aux médias après avoir rencontré le Premier ministre britannique, Theresa May, à Downing Street le 25 septembre 2017 à Londres, en Angleterre. Les deux dirigeants auraient discuté d'un certain nombre de questions, y compris la frontière post-Brexit entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande - la seule frontière terrestre de la Grande-Bretagne avec l'Union européenne. (Carl Court / Getty Images)
Von 18 octobre 2017

Depuis les élections régionales de mars, les unionistes du DUP et les nationalistes du Sinn Féin négocient sans succès pour établir un nouveau gouvernement de coalition. Si l’impasse demeure d’ici le 30 octobre, le Parlement de Westminster reprendra en main la gestion de la province britannique et fixera son budget, a déclaré mercredi le ministre chargé de l’Irlande du Nord James Brokenshire.

« Nous prenons le chemin d’un renforcement de l’intervention de Westminter » dans les affaires nord-irlandaise, a-t-il prévenu devant une commission parlementaire.

« Les perspectives (d’accord) ne semblent pas très positives », a-t-il ajouté, appelant les deux partis à développer « un esprit de compromis ».

En cas d’accord, DUP et Sinn Féin auront jusqu’au 6 novembre pour former un gouvernement et présenter un budget.

Les discussions se cristallisent notamment sur la question, symbolique mais sensible, de la reconnaissance de la langue gaélique, exigée par le Sinn Féin et rejetée par le Democratic Unionist Party (DUP).

Le Premier ministre de la République d’Irlande, Leo Varadkar, a critiqué mardi l’échec prolongé de ces négociations. « Le Brexit pourrait avoir un impact énorme sur l’Irlande du Nord, leurs services publics sont sur le point de manquer d’argent, ils viennent de subir des dégâts très graves (provoqués par la tempête Ophelia, ndlr), et pendant ce temps le DUP et le Sinn Féin se disputent sur les subtilités d’une loi sur la langue irlandaise », a-t-il regretté.

C’est la démission en janvier du vice-Premier ministre Martin McGuinness qui a fait voler en éclat la coalition en place. Décédé depuis, le responsable du Sinn Féin voulait ainsi protester contre la gestion, qu’il jugeait frauduleuse, de subventions aux énergies renouvelables par la Première ministre et cheffe du DUP, Arlene Foster.

Cela a conduit, début mars, à des élections anticipées à l’assemblée régionale qui n’ont pas fait avancer les choses. Avec 28 des 90 sièges, le DUP a terminé en tête mais cédé du terrain face au Sinn Féin (27 sièges), et aucun nouveau gouvernement n’a vu le jour depuis.

Par le passé, le mode de gouvernance en Irlande du Nord avait été suspendu à plusieurs reprises par Londres, la dernière fois en 2007.

 



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