L’opticien Krys, qui a délocalisé sa production de l’Asie vers la France, recrute dans son usine à Bazainville (Yvelines)

Titelbild
L’opticien Krys a délocalisé sa production de l’Asie à Bazainville (Yvelines). (Capture d'écran Google Maps)
Von 23 juin 2023

L’opticien Krys a délocalisé sa production de l’Asie à Bazainville (Yvelines) pour différentes raisons, notamment liées aux difficultés résultant de la pandémie de Covid. Le groupe, qui doit désormais recruter plusieurs dizaines de personnes, a lancé un plan de recrutement.

En 2020, l’opticien Krys avait décidé de relocaliser en France sa production de verres fabriqués en Asie, le but étant de promouvoir le label « Made in France », rapporte Le Parisien. Dans les mois qui viennent, l’entreprise située à Bazainville va recruter une cinquantaine de personnes.

« Le Covid nous a donné raison et nous a incités à accélérer le processus »

Il y a environ 3 ans, Krys avait délocalisé la fabrication de 300.000 verres de l’Asie vers la France, sa production ayant été installée à Bazainville. Ce mouvement de relocalisation avait déjà été enclenché dans les années 1990, explique à nos confrères Christophe Lallau, le directeur général de ce site de production. « Mais on peut dire que le Covid nous a donné raison et nous a incités à accélérer le processus. Pendant le confinement, nous avions ainsi profité de l’arrêt de la production pour réagencer notre usine », poursuit-il.

Désormais, tous les verres de haute qualité de chez Krys seront donc réalisés en France. Quant aux verres premiers prix, ils ne sont plus fabriqués en Chine mais en Hongrie et en République tchèque. Krys escompte, d’ici la fin de l’année prochaine, augmenter sa production de verres de lunettes afin d’arriver au nombre de 1,8 million par an environ. En 2022, le total des verres à forte valeur ajoutée avait atteint 1,4 million, indique le quotidien francilien.

Mise en place d’un plan de recrutement

Mais pour atteindre cet objectif, le groupe doit par conséquent se concentrer sur le recrutement. Il souhaite ainsi passer dans les mois à venir de 332 salariés à 379, sur Bazainville. Un nouveau bâtiment abritant la production de verres de lunettes est d’ailleurs opérationnel depuis quelques jours sur ce site.

Néanmoins, le groupe fait face à des difficultés concernant ce recrutement, ayant du mal à trouver du personnel. Le site de Bazainville a pourtant un atout de taille. Étant basé dans la région Île-de-France et se trouvant à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Paris, il est par ailleurs tout proche de l’Eure-et-Loir, où les loyers sont plus abordables.

« Nous maîtrisons le process de A à Z »

Outre le fait de vouloir mettre en avant son label « Made in France », le but de Krys, en délocalisant, est aussi de maîtriser le process « de A à Z », souligne encore Christophe Lallau. Cela « nous permet de mieux répondre aux demandes des clients et de mieux prendre en compte les éléments envoyés par les opticiens », précise-t-il. De plus, en relocalisant en France, les frais de transports sont donc moindres et l’impact carbone diminue de la même façon.

Le confinement ayant amené l’État français à réaliser que sa dépendance économique aux pays asiatiques était problématique, a mis en place le plan France Relance, dont le groupe Krys a bénéficié « à hauteur de 800.000€ pour un investissement global de 16 millions d’euros », relate enfin Le Parisien. Cela a notamment permis l’augmentation de la surface du site de Bazainville ainsi que la modernisation de ses équipements de pointe. Cette extension va permettre «d’augmenter de 30% la capacité de fabrication de verres et de la porter de 1,4 million à 1,8 million d’unités. Elle fait partie du plan KAP 2023 décidé, au sortir de la crise sanitaire du Covid, par la coopérative et pour lequel cette dernière aura investi un total de 23 millions d’euros sur trois ans», a indiqué Christophe Lallau dans les colonnes de L’Usine Nouvelle. 



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion