L’orang-outan star Nénette, à l’étroit, attend sa grande volière extérieure

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-Les visiteurs observent un orang-outan nommé Nenette en train de peindre à la ménagerie du jardin des plantes le 14 mars 2019 à Paris. Nenette, le célèbre orang-outan de la ménagerie du jardin des plantes de Paris, qui fêtera ses 50 ans en juin 2019. Photo KENZO TRIBOUILLARD / AFP / Getty Images.
Von 18 mars 2019

Nénette, l’orang-outan star, mène une vie tranquille mais à l’étroit dans la singerie du Jardin des plantes à Paris, dans l’attente de la construction d’un vaste enclos extérieur: « Je croise les doigts pour qu’elle le voie de son vivant », confie à l’AFP la cheffe soigneuse Christelle Hano.

« Nénette est très âgée. Mon plus grand plaisir, ce serait de la voir évoluer dans cet enclos, à dix, quinze mètres de haut, comme dans la nature« , déclare la jeune femme. Actuellement, les cinq orangs-outans de la ménagerie, dont un bébé, disposent d’espaces limités dans la singerie, un beau bâtiment de 1934 classé monument historique mais pas adapté au bien-être animal.

Depuis 2015, la ménagerie a le projet de construire pour ses orangs-outans une grande volière extérieure, qui fera 500 m2 au sol et sera haute de 15 mètres. « Les orangs-outans ont besoin d’espace en hauteur. Ils doivent pouvoir grimper car ce sont des animaux entièrement arboricoles », souligne Michel Saint Jalme, directeur de la ménagerie.

Un groupement d’architectes a été sélectionné mais il reste à réunir les financements. Le coût de la volière se monte à 3 millions d’euros. Une campagne de parrainage pour aider au financement de cet enclos a permis de récolter 109.000 euros auprès des particuliers depuis octobre. Elle est toujours en cours. Les dons se font via la plateforme en ligne Ulule.

Sans le savoir, Nénette participe aussi à la construction de cette volière car plusieurs de ses peintures ont été mises aux enchères en novembre lors d’un dîner de gala destiné à recueillir des fonds pour ce projet. Une de ses œuvres est partie à 8.500 euros et une autre à 3.500 euros, indique Michel Saint Jalme.

L’Etat et des mécènes ont également apporté de l’argent. Au total, pour le moment, le Muséum national d’histoire naturelle, qui possède la ménagerie, a réuni 500.000 euros. « Mais il reste encore 2,5 millions d’euros à trouver… », souligne Michel Saint Jalme qui rêve d’y parvenir.

« Nos orangs-outans manquent de place mais ils ne sont pas malheureux car nos soigneurs s’en occupent bien et passent beaucoup de temps avec eux », assure-t-il. « Ils sont devenus comme des amis », souligne Christelle Hano.

Les orangs-outans figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En vingt ans, les populations d’orangs-outans ont perdu 80% de leur territoire et se sont réduites de moitié. Il resterait seulement entre 50.000 et 60.000 orangs-outans de Bornéo.

D.C avec AFP



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