L’UFC-Que Choisir observe «un tsunami de déconsommation» à cause de l’inflation

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Illustration. (JOEL SAGET/AFP via Getty Images)
Von 31 août 2023

Grégory Caret, le directeur de l’observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir, était invité sur BFMTV ce mercredi 30 août. Il s’est exprimé sur la déconsommation, un phénomène observé actuellement, et qui amène les consommateurs à se priver des produits essentiels.

Réagissant aux propos du PDG de Carrefour Alexandre Bompard, le directeur de l’observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir a convenu qu’un tsunami de déconsommation se mettait effectivement en place. La faute à l’inflation galopante, qui a contraint les Français à repenser leurs achats et par conséquent à se priver de certains produits, tentant ainsi de minimiser l’impact sur leur budget.

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« Il n’y a pas que l’alimentaire qui est concerné »

Olivier Truchot, le journaliste de BFMTV, a demandé à Gregory Caret s’il était d’accord avec le PDG de Carrefour – qui s’est exprimé au micro de France info ce mardi 29 août – quant au fait de voir se mettre en place « un tsunami de déconsommation ».

« Oui, c’est inédit, ça fait plusieurs mois que les indicateurs sont à la baisse, et il n’y a pas que UFC Que Choisir qui le dit, l’Insee l’a montré, l’Insee a mesuré une baisse en volume dans l’alimentaire de consommation qui n’a jamais été vu », a affirmé Grégory Caret. « Et bien sûr, il n’y a pas que l’alimentaire qui est concerné, c’est-à-dire que tous les autres secteurs de l’économie peuvent être concernés », a-t-il ajouté.

Pour mieux expliquer ce phénomène, il a précisé que dans l’alimentaire, la première chose que font les consommateurs est d’essayer de privilégier « dans une catégorie de produits », les marques les moins chers, les marques distributeurs, les premiers prix. « Si ça ne suffit pas, il y a des pans de consommation sur lesquels vous allez ne plus acheter, c’est le cas de la viande », a-t-il spécifié.

Également l’hygiène, l’entretien, ainsi que l’apparence

Outre le renoncement à la viande, « les fruits et légumes bio » représentent aussi des produits impactés par cette déconsommation, et ce alors même que des agriculteurs « ont énormément consentis d’efforts pour passer au bio ». Ces derniers se retrouvent donc « avec des marchandises qui ne sont pas écoulées ».

Ensuite, si cela ne suffit toujours pas, ce qui est actuellement le cas, les consommateurs vont se pencher sur d’autres budgets, « et notamment le budget de l’apparence ». On observe d’ailleurs de nombreuses faillites chez les coiffeurs. Grégory Caret a également mentionné les produits d’hygiène et d’entretien, et dont l’inflation est la plus faible « car ce sont ceux qui ont le plus de mal à s’écouler ».

« Les gens diminuent les achats dans l’hygiène, dans l’entretien, les produits de lessive par exemple », et concrètement, ce n’est pas qu’on « achète plus », mais qu’on achète « moins souvent ». Dans la longue liste des produits concernés se trouve aussi « l’équipement de la maison », sans oublier « les vacances ». « Beaucoup de gens se sont privés de vacances, sont partis moins loin, ou moins longtemps », a conclu le directeur de l’observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir, au micro de BFMTV.



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