L’Union européenne veut « couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial », affirme Bruno Le Maire

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Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire et le ministre allemand des Finances Christian Lindner. (Photo : ERIC PIERMONT/AFP via Getty Images)
Von 25 février 2022

L’Union européenne « veut couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial », a affirmé ce vendredi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire après l’invasion russe en Ukraine.

M. Le Maire, qui s’exprimait devant la presse peu avant le début d’une réunion des ministres des Finances à Paris, a souligné que l’économie française était « peu exposée à la Russie ».

« Nous voulons isoler financièrement la Russie (…) Nous voulons assécher les financements » de l’économie russe, a-t-il assuré. « Notre objectif est de faire plier l’économie russe, cela prendra le temps nécessaire », a encore affirmé M. Le Maire au lendemain de l’annonce de sanctions européennes.

Paris va par ailleurs participer à hauteur de 300 millions d’euros à l’octroi d’une aide de l’UE de 1,2 milliard d’euros à Kiev, décidée lundi à Bruxelles.

Les « technologies cruciales » réduites

Parmi les sanctions actées contre Moscou, l’UE va limiter drastiquement l’accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, entravant et renchérissant le financement de sa dette.

Elle va également réduire son accès à des « technologies cruciales », en la privant de composants électroniques et de logiciels, de façon à « pénaliser gravement » son économie, a expliqué jeudi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Ces sanctions toucheront « les transports, le secteur aéronautique, les semi-conducteurs, toutes les technologies sensibles de l’économie russe », a précisé vendredi le ministre français de l’Économie.

Concernant les sanctions ciblant des personnalités russes, la Direction générale des Finances publiques va se charger d’identifier les avoirs en France des personnes visées, a-t-il expliqué.

« Des étapes supplémentaires sont encore possibles mais nous devons être méfiants quant à leurs effets : c’est à l’économie russe qu’il s’agit de faire subir des conséquences », a souligné le ministre allemand des Finances Christian Lindner, présent aux côtés de son homologue français.

L’Allemagne est particulièrement dépendante de la Russie dans le secteur du gaz, et une exclusion du système SWIFT de Moscou pourrait avoir de lourdes implications sur les approvisionnements de Berlin.

Inquiétudes d’entreprises françaises

Face aux conséquences de ces sanctions sur « quelques entreprises françaises », Bruno Le Maire a rappelé que « la Russie est un partenaire économique secondaire de la France ».

Le ministre a consulté jeudi plusieurs fédérations d’entreprises françaises, dont l’automobile, le nucléaire et l’aéronautique.

Certaines entreprises craignent d’avoir à subir les conséquences de cette montée de tensions, à l’instar de Safran avec le titane, un matériau utilisé dans les trains d’atterrissage des avions ou dans le fuselage. Plus généralement les entreprises craignent une potentielle flambée des prix des matières premières dont l’aluminium, l’acier, le pétrole et le gaz.

 



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