L’Université libre de Bruxelles confirme le choix de Rima Hassan comme marraine de promotion

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L'eurodéputée LFI Rima Hassan. (BERTRAND GUAY/AFP via Getty Images)
Von 29 août 2025

L’université bruxelloise maintient sa décision malgré les controverses politiques.

L’Université libre de Bruxelles (ULB) a confirmé jeudi que la promotion 2024 du Master 2 de la faculté de droit portera le nom de Rima Hassan, l’eurodéputée franco-palestinienne. Cette décision fait suite à un vote étudiant organisé en juillet et clôt plusieurs semaines de polémiques.

Le processus de sélection

En juillet 2024, les étudiants sortants du Master 2 de droit ont organisé un vote pour désigner la marraine de leur promotion. Rima Hassan est arrivée en première position, devançant Gisèle Pélicot. Le vote s’est déroulé selon les procédures habituelles de l’université, permettant aux étudiants de choisir parmi plusieurs personnalités proposées.
Les autorités académiques ont validé ce choix jeudi, le qualifiant de « réfléchi » et « démocratique ». Pierre Klein, doyen de la faculté de droit, a déclaré : « Cette décision leur appartient. Elle témoigne de leur besoin de s’engager face aux drames qui se déroulent actuellement à Gaza. Nous nous devons de la respecter. »

Profil de Rima Hassan

Rima Hassan, âgée de 33 ans, est juriste de formation et députée européenne élue sur les listes de La France insoumise (LFI) en 2024. D’origine franco-palestinienne, elle s’est spécialisée dans les questions de droits humains et de droit international.
Depuis fin 2023, elle fait l’objet d’une enquête judiciaire en France pour « apologie du terrorisme » suite à des déclarations publiques après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. En juin 2024, elle a été arrêtée et expulsée d’Israël alors qu’elle tentait de se rendre à Gaza à bord du voilier Madleen dans le cadre d’une mission qu’elle décrivait comme visant à « briser le blocus israélien ».

Réactions politiques contrastées

La décision de l’ULB a suscité des réactions divergentes de la classe politique belge et française. Plusieurs dizaines de personnalités françaises, incluant l’avocat Arno Klarsfeld et les anciens ministres Bernard Kouchner et Luc Ferry, ont publié une lettre ouverte dans un journal belge cette semaine. Ils y expriment leurs préoccupations concernant le choix des étudiants.

En Belgique, Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement réformateur, a critiqué la décision sur les réseaux sociaux, estimant que « les autorités académiques ne peuvent accepter le diktat de l’extrême gauche ».
À l’inverse, Paul Magnette, président du Parti socialiste belge, a qualifié la polémique de « stérile » et considère qu’elle évite « le débat de fond » sur la situation au Proche-Orient.

Avec AFP



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