Ligne Lyon-Turin: interdiction d’une manifestation d’opposants qui maintiennent leur appel

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Une vue panoramique montre le chantier de construction d'un tunnel pour la ligne de train à grande vitesse TAV entre Lyon et Turin, à Saint-Martin-la-Porte, le 29 novembre 2018. (MARCO BERTORELLO/AFP via Getty Images)
Von 15 juin 2023

Les opposants au chantier de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ont décidé de saisir le tribunal administratif et de maintenir leur manifestation prévue ce week-end en vallée de Maurienne, après un décret d’interdiction de la préfecture pour « risques de débordements ».

Le décret a été publié jeudi après-midi. « Il y a des craintes quant à la sécurité des forces de l’ordre et des pompiers », a déclaré le préfet de Savoie François Ravier, lors d’un point presse. Il a précisé que « 2000 gendarmes et policiers » allaient être déployés dans cette vallée frontalière de l’Italie, avec 70 pompiers et des secours.

Appel à une manifestation maintenu

Une dizaine d’organisations dont les Soulèvements de la Terre et les No-Tav italiens ont prévu de manifester samedi aux côtés d’élus comme le maire EELV de Grenoble Éric Piolle et la député LFI Mathilde Panot. L’appel à manifester est maintenu, a déclaré à l’AFP Marc Pascal, référent EELV de Savoie. « Les motifs du préfet sont fallacieux, nous ne sommes pas terroristes », a-t-il dit à l’AFP. « Nous continuons d’appeler à une manifestation familiale, festive, non violente, pacifique »

L’avocat Arié Alimi a pour sa part indiqué avoir être saisi par EELV, Attac et l’association locale « Vivre en Maurienne » pour contester l’arrêté d’interdiction devant le tribunal administratif.

Les opposants dénoncent les impacts écologiques, notamment sur l’eau, de ce chantier « ferroviaire titanesque, impliquant le forage de 260 km de galeries à travers les massifs alpins ». Selon eux, des travaux vont « détruire la montagne pour les intérêts économiques de quelques-uns, au détriment du vivant ».

Éléments radicaux

Le préfet a justifié l’arrêté d’interdiction par un défaut d’information des organisateurs sur le nombre de manifestants attendu et sur les parcours. Selon lui, ils pourraient être « entre 3000 et 4000 ». Il s’agit « notamment des personnes venant de régions extérieures et sans doute de pays étrangers frontaliers, notamment l’Italie et la Suisse ». « On nous a signalé la présence d’éléments radicaux, entre 300 et 500 », a ajouté le préfet citant des évaluations du ministère de l’Intérieur. « Considérant la volonté affichée par certains de mettre fin aux travaux, nous craignons des intrusions et des dégradations sur les chantiers », a-t-il souligné.

Jeudi matin, une manifestation de soutien au chantier a rassemblé environ 200 personnes, dont des élus, maires, députés et sénateurs, devant la gare de Saint-Jean-de-Maurienne.

Le dossier suscite un regain de tensions entre partisans et opposants alors que le ministère des Transports a commencé à chiffrer le coût des 150 km de voies d’accès au tunnel en cours de creusement sous les Alpes alors que les réflexions se poursuivent sur le tracé ferroviaire côté français.



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