Macron installe une commission sur le complotisme et la désinformation

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(STEFANO RELLANDINI/POOL/AFP via Getty Images)
Von 1 octobre 2021

Emmanuel Macron installe une équipe d’une quinzaine d’universitaires et personnalités, présidée par le sociologue Gérald Bronner, chargée de faire d’ici fin décembre des propositions face à l’emprise des théories complotistes et de la désinformation dans le débat public.

La commission, intitulée « Les lumières à l’ère numérique », « devra formuler d’ici la fin de l’année des propositions concrètes dans les champs de l’éducation, de la régulation, de la lutte contre les diffuseurs de haine et de la désinformation », indique la présidence de la République dans un communiqué. La nouvelle initiative d’Emmanuel Macron intervient à quelques mois de la campagne des élections présidentielles.

Le Parlement avait déjà adopté en 2018 une loi relative à la manipulation de l’information en période électorale, qui a attribué de nouvelles compétences au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) face aux plateformes numériques en période électorale. Le gouvernement a également créé mi-2021 Viginum, une agence rattachée aux secrétariat général à la défense nationale (SGDSN) et chargée de traquer la désinformation en période électorale.

M. Bronner a évoqué huit thématiques de travail pour sa commission, à commencer par la façon dont les algorithmes des réseaux sociaux et des grandes plateformes internet peuvent provoquer un « asservissement numérique », en modelant la conversation au sein de la société. Elle devra formuler des propositions dans les « champs de la prévention et de la judiciarisation des entrepreneurs de haine ». La commission Bronner s’intéressera aussi à la façon dont le marché publicitaire tire profit des fausses nouvelles, mais aussi aux moyens de développer l’esprit critique, à la liberté éditoriale des médias face à la pression des plateformes, ou encore aux ingérences étrangères, a-t-il indiqué.

La commission sera composée de chercheurs comme le sociologue Laurent Cordonier, la spécialiste du cyberespace Frédérick Douzet, l’historien Jean Garrigues, l’anthropologue Rahaf Harfoush, mais aussi des personnalités comme Rudy Reichstadt (directeur de Conspiracy Watch), la professeure des écoles Rose-Marie Farinella, la journaliste web Aude Favre ou encore l’écrivaine Rachel Kahn.

Des questions sur les risques de censure politique

Certains voient derrière cette commission Bronner les éléments de langage pour une possible censure. Frédérique Douzet, membre de la commission et spécialiste du cyberespace, se défend pourtant de tout manichéisme. « On n’est pas là pour juger des contenus qui doivent être autorisés ou interdits. On ne pense pas en termes de ‘vrai’ et de ‘faux’ mais selon un spectre d’acteurs qui s’étend de ceux qui agissent avec transparence et des méthodes journalistiques jusqu’à d’autres qui utilisent des moyens artificiels d’amplification de message et cherchent à tromper la population », explique-t-elle à Libération.


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