Macron : la fermeté face au « dumping » chinois

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Emmanuel Macron lors d’un débat à l’Assemblée nationale, le 12 janvier 2016 à Paris. (PATRICK KOVARIK/AFP/Getty Images)
Von 18 janvier 2016

En février, l’Union européenne doit se prononcer sur un accord concernant le statut d’économie de marché de la Chine. Alors que des experts allument les feux de détresse quant aux dangers d’une telle ouverture, le gouvernement français prend les devants. La semaine dernière, le ministre de l’Économie, de l’industrie et du numérique Emmanuel Macron a défendu une mobilisation d’urgence pour soutenir la sidérurgie française face aux importations chinoises. Actuellement les usines chinoises affichent une surcapacité de production et le déferlement d’un acier chinois massivement subventionné par l’État-Parti pourrait coûter de nombreux emplois en France.

Une « logique de lutte anti-dumping très claire, massive et directe »

Mercredi dernier, lors d’un débat à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie a appelé à une « logique de lutte anti-dumping très claire, massive et directe ». En rappelant que la plupart des opérateurs en sidérurgie ont cessé leur activité à cause de la pratique de dumping chinois, Emmanuel Macron a appelé l’Europe à une action commune. « Il n’y a aucune raison que l’Europe ne se protège pas pour préserver ses capacités de production », a-t-il lancé.

Philippe Darmayan, président d’ArcelorMittal et président de la Fédération française de l’acier, s’inquiète également de l’obtention du statut d’économie de marché pour la Chine : « Il faut conserver la capacité d’avoir une protection de la part de l’Europe. On ne peut pas être le seul endroit au monde où la Chine déverse ses surcapacités. Or, si la Chine obtient ce statut, toutes nos opérations anti-dumping tombent ». Selon lui, sur une capacité de production totale de 800 millions de tonnes d’acier chinois (représentant 50% de la production mondiale), 300 millions sont en surcapacité.

780 000 à 1,5 million d’emplois menacés en Europe. – Aegis Europe

L’Union européenne avec seulement 177 millions de tonnes produites par an est le deuxième plus gros producteur d’acier au monde après la Chine. Elle connaît déjà une perte de 40 000 emplois dans le secteur ces dernières années.

Protéger les emplois et l’outil industriel européens

La Chine était censée réduire l’interventionnisme d’État après son entrée à l’Organisation Mondiale du Commerce en 2001. 15 ans plus tard, alors qu’elle prétend à un changement de statut, ses partenaires commerciaux européens sont plus qu’inquiets. Emmanuel Macron a affirmé vouloir porter le sujet de la sidérurgie à l’OCDE et au G20, où se mèneront les débats sur le statut d’économie de marché de la Chine.

Le marché européen risque en effet de se retrouver en première ligne, alors que les États-Unis excluent simplement d’accéder à la demande chinoise. Cela ne serait d’ailleurs pas seulement pénalisant pour l’industrie de l’acier mais pour toutes les industries européennes.

En effet, selon Aegis Europe, qui regroupe trente fédérations industrielles, le fait d’accorder le statut d’économie de marché à la Chine menacerait 780 000 à 1,5 million d’emplois du secteur manufacturier européen, dont le secteur du textile, l’électronique, l’ameublement et la production d’acier.



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