Le Made in France, un argument de poids pour les présidentielles
Visiblement, le Made in France est un thème porteur pour la campagne présidentielle. À la deuxième édition des Assises du produire en France qui s’est tenue le 9 septembre à Reims, quinze candidats à l’élection présidentielle sont venus exposer leur vision du Made in France. Arnaud Montebourg, Alain Juppé, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon… chacun avait quinze minutes pour expliquer sa politique industrielle pour la France, devant un parterre de 700 chefs d’entreprises.
C’est Arnaud Montebourg, cofondateur des Assises, qui a commencé l’exercice. « Ma candidature, je la mets au service du Made in France », a déclaré l’ancien ministre du Redressement productif et chantre du patriotisme économique. Il propose de réserver 80% des marchés publics aux PME françaises, à contre-courant des règles du droit européen.
Alain Juppé a dénoncé quant à lui un « capitalisme sans frontières, sans patrie et sans âme » en même temps que « l’idée folle qu’on puisse démondialiser » et fermer les frontières. Il a rappelé que la France a réalisé 450 milliards d’euros d’exportations en 2015. Il propose ainsi de « repenser l’accès aux entreprises du Produire en France aux marchés publics » tout en les protégeant du « dumping social, fiscal et environnemental ».
Pour Marine Le Pen, toute forme de patriotisme économique et de protectionnisme est impossible si la France reste prisonnière de l’UE et de l’euro. La candidate du Front National a proposé un « Buy American Act à la française », en référence à une loi américaine de 2009, obligeant le gouvernement fédéral à acheter des biens produits aux États-Unis.
Pour la candidate EELV Cécile Duflot, « produire en France doit être synonyme de produire différemment, à haute valeur environnementale et de qualité supérieure. » Selon l’ancienne ministre, le Made in France doit s’accompagner d’un « redressement productif » en même temps qu’un « redressement écologique ».
À chacun sa définition du protectionisme et de la mondialisation, avec certaines solutions communes : des marchés publics réservés aux PME françaises, l’étiquetage des produits français et privilégier les circuits courts. Une manière pour les entreprises françaises de rester compétitives et de diminuer leur impact environnemental.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion