Maëlle, 16 ans, témoin dans l’assassinat de sa mère et d’un voisin venu les secourir, raconte les derniers mots de sa mère
« On sentait que quelque chose de grave allait arriver » : une adolescente a raconté jeudi devant la cour d’assises de la Haute-Vienne les derniers instants de sa mère, poignardée à mort en juin 2021.
Abdelkader Belarbia et David Malioukov comparaissent depuis lundi à Limoges pour le double meurtre de Cécilia Peroux et son voisin Pierrick Berthier. Ils sont également poursuivis pour la triple tentative de meurtre des trois enfants de la victime, âgés à l’époque de cinq, huit et treize ans, qui se trouvaient à l’étage lorsque les accusés avaient incendié la maison.
« Je témoigne aujourd’hui pour représenter ma maman, pour lui dire qu’on ne lâche rien, qu’on est toujours là pour la défendre », déclare à la barre Maëlle, 16 ans, après une longue respiration, avant de se replonger dans ce soir du 15 juin 2021 qu’elle « essaie d’oublier ».
« J’ai entendu Abdel donner le coup de grâce à ma maman. Il a gueulé. Juste avant il était monté pour me prendre mon téléphone. Il avait un couteau dans la main et du sang sur lui » relate l’adolescente qui a aussi vu l’autre accusé en descendant « dans la cuisine » avec « du sang sur les mains ».
« Au revoir mes enfants »
Elle entend alors les derniers mots de sa mère : « Au revoir mes enfants ».
La jeune fille, dont la « réactivité », la « maturité » et le « courage » ont été loués pour sauver la fratrie avant l’arrivée des pompiers, détaille les « menaces de mort » proférées par Abdelkader Belarbia à sa mère « enfermée dans la cuisine ». « On sentait que quelque chose de grave allait arriver. La veille, on a changé la serrure avec le voisin » venu « les protéger », poursuit Maëlle.
Auparavant, l’ex-compagnon de leur mère, dont elle venait de se séparer, leur avait aussi « expliqué comment on tue quelqu’un, notamment avec des couteaux ». En milieu de journée, son jeune frère, Saïmon, huit ans, a dépeint un « beau-père » « méchant », qui « disait plein de gros mots » et qui « tapait leur mère ».
Un accusé absent en ce jour du box du tribunal. « Je ne suis pas psychologiquement prêt à entendre des choses graves sur moi. J’ai besoin de prendre du recul car je n’assume pas et je n’arrive pas à faire le deuil même après des années », a écrit Abdelkader Belarbia dans un document lu à l’audience. Et d’expliquer qu’il ne demandera « jamais pardon à la famille » car il juge ce qu’il a commis « impardonnable ».
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion