Malaise dans le milieu hospitalier : plusieurs jeunes internes se suicident ou meurent de façon inexpliquée

Titelbild
(PASCAL POCHARD-CASABIANCA/AFP/Getty Images)
Von 30 janvier 2018

On note un véritable malaise dans le milieu hospitalier où, depuis le mois de janvier, cinq jeunes internes se sont suicidés. Les décès de jeunes internes inexpliqués se sont multipliés en quelques mois. L’an dernier, un nombre inquiétant au sein du personnel soignant laissait penser que l’hôpital était en proie à un mal-être dramatique.

Aujourd’hui, ce sont les internes qui réclament des mesures en urgence pour améliorer leurs conditions de travail qui pourraient être à l’origine de l’épuisement, du burn-out, de la dépression ou du suicide.

Des décès inexpliqués

La Revue du praticien faisait état, en décembre dernier, du cas de Clara, jeune interne en médecine générale qui effectuait un stage à Mirande, et qui s’est tuée en voiture, sur la RN21. Sans que l’on puisse déterminer pourquoi, la jeune femme de 26 ans a perdu, en fin d’après-midi, le contrôle de son véhicule. Un accident resté sans explication à ce jour.

Quelques jours plus tard, c’est à l’hôpital de Pontoise que les médecins des urgences prennent en charge un de leurs confrères qui s’est endormi sur l’autoroute, de retour d’une garde difficile.

À Strasbourg, la semaine dernière, un interne de médecine générale de 25 ans s’effondre dans le service de gériatrie. La cause ? Un accident cardiaque, que rien ne laissait présager.

Comme d’autres, Maxence Pithon, le président de l’Isnar-IMG, pointe «la réglementation sur le temps de travail des internes qui est toujours loin d’être appliquée partout», ou «le rythme hebdomadaire, souvent supérieur à 48 heures».

Des idées suicidaires

Mais les chiffres sur la santé mentale des jeunes et futurs médecins sont tout aussi inquiétants. Le quotidien du médecin révèle que « deux tiers des jeunes médecins présentent une symptomatologie anxieuse et un quart d’entre eux manifestent des idées suicidaires».

À l’hôpital Sainte-Anne (Paris), la première enquête sur les troubles mentaux des jeunes médecins, réalisée par quatre syndicats d’étudiants en médecine a dressé un constat alarmant : 28 % des 22.000 répondants ont souffert de dépression et 23,7 % ont déjà eu des idées suicidaires.

Cependant, au-delà de ces chiffres, les syndicats suggèrent de nombreuses pistes pour améliorer le confort de travail et soulager ces soignants.

Les propositions syndicales

Même si les causes d’un suicide sont plurifactorielles, « les difficultés ne peuvent expliquer à elles seules le nombre toujours trop important d’internes qui se donnent la mort chaque année », affirme l’ISNI qui rappelle que les internes sont souvent confrontés aux cadences infernales, à la pression, au manque de suivi médical personnel…

Par ailleurs, l’ISNI plaide pour la mise en place de groupes de parole réguliers dans les hôpitaux et demande que les internes soient informés des dispositifs d’accompagnement et de soutien mis en place en cas de souffrance psychique.

L’an dernier, l’Intersyndicat national des internes (ISNI) a transmis au président de la République un livre blanc comprenant 32 propositions visant à améliorer l’organisation du système de santé, la démographie médicale, ou la formation des médecins. Dans ce document de dix pages rendu public, les internes accordent une place prépondérante à l’amélioration de leurs conditions de travail.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion