Malgré la perfusion du FMI, le peso argentin se déprécie face au dollar

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Le peso argentin a reculé de plus de 53% depuis le début de l'année par rapport au billet vert. Jeudi, le 30 août la devise a enregistré sa plus forte dépréciation en une seule journée depuis que, fin 2015, Mauricio Macri a pris ses fonctions de président, cédant 13,53%. (Photo : JUAN MABROMATA/AFP/Getty Images)
Von 30 août 2018

Confronté à une crise de confiance, le peso argentin a perdu en deux jours près de 20% de sa valeur face au dollar, contraignant la banque centrale à relever jeudi à 60% son taux directeur, l’un des plus élevés du monde.

Cette devise a ainsi reculé de plus de 53% depuis le début de l’année par rapport au billet vert.

Jeudi, le peso argentin a enregistré sa plus forte dépréciation en une seule journée depuis que, fin 2015, Mauricio Macri a pris ses fonctions de président, cédant 13,53%.

En proie à une récession et connaissant un risque pays élevé, la troisième économie d’Amérique latine peine à rebondir, malgré le recours au Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lui accorder (en juin) un prêt de 50 milliards de dollars.

Dans un pays où les prévisions annuelles pour l’inflation sont supérieures à 30%, la Banque centrale de la République argentine (BCRA) a pris une mesure forte jeudi en augmentant de 15 points son principal taux d’intérêt, de 45 à 60%, afin d’endiguer la dépréciation de la monnaie argentine.

L’annonce mercredi par le président Mauricio Macri d’un accord avec le FMI pour avancer les versements du prêt de 50 milliards de dollars n’aura pas suffi à rassurer les marchés, bien au contraire.

Mais malgré le marasme économique, le gouvernement se montre confiant quant à l’avenir économique du pays. Le chef du gouvernement argentin Marcos Pena a ainsi assuré que l’Argentine allait « sortir renforcée du processus de transformation » engagée fin 2015 par le président Macri.

« Il n’y a pas d’échec économique », a-t-il affirmé. « C’est un changement profond, nous sommes dans la bonne direction« . Il a attribué les turbulences sur le marché des changes à la « vulnérabilité structurelle » de l’Argentine : « cela fait des décennies que nous avons un problème de déficit budgétaire et rien n’avait été fait pour le résoudre« .

Depuis son arrivée au pouvoir fin 2015, le gouvernement Macri a réduit de 6 à 3,9% du PIB le déficit budgétaire. En juin, l’Argentine a encaissé une première tranche de 15 milliards de dollars du prêt consenti par le FMI. En contrepartie de ce prêt, le gouvernement argentin s’est engagé à encore réduire le déficit, avec un objectif de 2,7% en 2018 et 1,3% en 2019.

Les restrictions budgétaires se font sentir en Argentine dans l’administration publique et dans le secteur privé. Des entreprises ferment, les financements publics diminuent dans tous les domaines et nombre de grands travaux prévus par les autorités sont reportés.

Le ministre de l’Economie Nicolas Dujovne a prédit en début de semaine une récession de l’économie argentine en 2018, avec un recul du PIB de 1%, alors que le gouvernement avait tablé fin 2017 sur 3% de croissance pour cette année.

Le géant américain de la grande distribution Wal Mart a annoncé la vente d’une dizaine d’hypermarchés en Argentine. A Wall Street, les actions argentines ont chuté de 10% en moyenne.

Mercredi, Mauricio Macri a essuyé un camouflet à Buenos Aires. Il est intervenu publiquement pour annoncer que l’Argentine demandait au FMI d’accélérer le versement de la deuxième tranche du prêt. Mais les marchés ont réagi négativement.

HS avec AFP



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