Mali : le Président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane de transition libérés
Le Président et le Premier ministre de transition maliens, arrêtés lundi et démissionnaires selon les militaires, ont été libérés dans la nuit du 26 au 27 mai, a affirmé jeudi un responsable militaire.
« Le Premier ministre et le Président de transition ont été libérés cette nuit vers 01H30 (locales et GMT). Nous avons respecté notre parole », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. Des membres des familles ont confirmé leur libération.
Les deux hommes sont rentrés chez eux à Bamako, a-t-on appris dans leur entourage, sans que les conditions de leur remise en liberté aient été précisées. Leur libération était une des exigences de la communauté internationale face à ce qui s’apparente au deuxième coup d’État en neuf mois.
#Mali – Liberation du PM et du Pdt D’après mes informations, le Président de transition Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane ont été libérés cette nuit . Ils sont rentrés chez eux. Les premiers qui ont pu les voir affirment qu’ils ont » très bon moral »
— Serge Daniel (@SergeDa58898703) May 27, 2021
Accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sans consultation
L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, avait fait arrêter le 24 mai le Président Bah Ndaw, le Premier ministre Moctar Ouane mais aussi le nouveau ministre de la Défense qu’ils venaient de choisir, ainsi que d’autres hautes personnalités.
Le colonel Goïta les avait accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité, attribution primordiale dans un pays dans la tourmente des violences en tous genres, et notamment jihadistes. Les militaires avaient indiqué mardi que MM. Ndaw et Ouane avaient démissionné, sans qu’on sache dans quelles conditions.

Le Colonel Assimi Goita. (Photo : MICHELE CATTANI/AFP via Getty Images)
Tenus au secret
Depuis leur arrestation, le Président et le Premier ministre de transition étaient tenus au secret au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, là où le Président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu un an plus tôt, avait été conduit lui aussi par les colonels en août 2020 et poussé à annoncer sa démission.
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