Mali : les puissances occidentales dénoncent le déploiement des mercenaires russes de Wagner
Les mercenaires russes de la sulfureuse société paramilitaire Wagner ont entamé leur déploiement au Mali, avec l’aide de Moscou, ont dénoncé jeudi 23 décembre une quinzaine de puissances occidentales impliquées dans la lutte antidjihadiste et la formation des soldats dans ce pays.
Pour autant, les signataires ne menacent pas directement Bamako d’un départ des forces étrangères, alors que Paris prévenait jusqu’ici que l’arrivée sur le territoire malien des paramilitaires de Wagner serait « incompatible » avec le maintien des soldats français déployés au Mali.
Cette perspective fait l’objet depuis des mois de tensions croissantes entre la junte malienne au pouvoir et la France. Emmanuel Macron a renoncé à se rendre à Bamako lundi dernier.
« Nous, partenaires internationaux résolus à soutenir le Mali et son peuple dans leurs efforts pour parvenir à une paix et une stabilité durables et à lutter contre le terrorisme, condamnons fermement le déploiement de mercenaires sur le territoire malien », soulignent dans un communiqué signé par 16 États (France, Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Estonie, Italie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni et Suède).
Ces derniers indiquent regretter « profondément la décision des autorités de transition maliennes d’utiliser des fonds publics déjà limités pour rétribuer des mercenaires étrangers au lieu de soutenir les forces armées maliennes et les services publics au bénéfice du peuple malien ».

Des soldats français patrouillent dans les rues de Gao le 4 décembre 2021. (Photo : THOMAS COEX/AFP via Getty Images)
Soutien de Moscou
Le communiqué insiste sur le soutien apporté par Moscou au groupe paramilitaire russe :« Nous avons connaissance de l’implication du gouvernement de la Fédération de Russie dans la fourniture d’un soutien matériel au déploiement du groupe Wagner au Mali et appelons la Russie à se comporter de manière responsable et constructive dans la région ».
Selon une source gouvernementale française, « on constate aujourd’hui sur place des rotations aériennes répétées avec des avions de transport militaire appartenant à l’armée russe, des installations sur l’aéroport de Bamako permettant l’accueil d’un chiffre significatif de mercenaires, des visites fréquentes de cadres de Wagner à Bamako et des activités de géologues russes connus pour leur proximité avec Wagner ».
Aggravation des droits de l’homme au Mali
Mercredi, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait déjà mis en garde le Mali contre des conséquences financières et une déstabilisation du pays, déjà en proie aux violences, si le gouvernement recrutait Wagner.
« Ce déploiement ne peut qu’accentuer la dégradation de la situation sécuritaire en Afrique occidentale, mener à une aggravation de la situation des droits de l’homme au Mali », déplorent-ils, dans une référence à peine voilée à la présence de Wagner en Centrafrique, où la société est accusée d’exactions et de pillage de ressources minières.
L’Union européenne a sanctionné lundi le groupe Wagner ainsi que huit personnes et trois sociétés qui lui sont liées pour les « actions de déstabilisation » menées dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Mali, et en Ukraine.
Le groupe Wagner est accusé d’avoir « recruté, formé et envoyé des agents militaires privés dans des zones de conflit du monde entier afin d’alimenter la violence, de piller les ressources naturelles et d’intimider les civils en violation du droit international, notamment du droit international des droits humains », indique le communiqué.
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