Manifestation contre le gaz de schiste dans le Gard
Des milliers de participants ont manifesté le 28 février à Barjac dans le Gard contre les forages d’exploration des gaz de schiste. Suite à l’annulation de l’abrogation du permis d’exploration des entreprises du groupe Total par le tribunal administratif, plusieurs collectif ont répondu présents dimanche dernier. Même si l’exploitation de ces hydrocarbures reste interdite en France, l’exploration présente autant de danger selon les collectifs.
« No Gazaran »
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait en effet décidé le 28 janvier de lever la suspension du permis d’exploration des hydrocarbures non-conventionnels dans 5 départements dont l’Ardèche, la Drôme, le Gard, l’Hérault et le Vaucluse. Notamment le permis de « Montélimar » qui autorise l’exploration des réserves éventuelles de gaz de schistes et autres hydrocarbures non-conventionnels.
L’exploitation utilise la « fracturation hydraulique », un terme technique qui désigne l’injection de milliers de mètres cube d’eau mélangés à un cocktail chimique dans les sous-sols qui contiennent entre autres les réserves d’eau potable des nappes phréatiques. La loi du 13 juillet 2011 interdit la fracturation hydraulique, mais n’exclut pas l’exploration et d’après le Tribunal administratif les deux sociétés du groupe Total se sont engagées à ne pas utiliser cette technique controversée dans leurs recherches. Pourtant les opposants argumentent que l’exploration nécessite autant que l’exploitation et l’utilisation de la fracturation.
Le jeu du chat et de la souris
No Gazaran est également le titre du documentaire de Doris Buttignol et Carole Menduni qui retrace la mobilisation contre les forages de gaz de schistes dans le sud de la France depuis 2011. C’est sous le même slogan qu’avaient défilé en Ardèche les opposants à la fracturation hydraulique, il y a 5 ans presque jour pour jour.
« Tant que je suis président, il n’y aura pas d’extraction de gaz de schiste en France »
– François Hollande
Suite à une forte opposition, les permis accordés en 2010 avaient été abrogés en février 2011. Le 14 juillet 2013, le président de la république François Hollande avait déclaré : « Tant que je suis président, il n’y aura pas d’extraction de gaz de schiste en France ». Cependant un bras de fer est engagé entre les défenseurs de l’environnement et les compagnies de forage.
Quels bénéfices pour les forages
La sortie du film Gasland en 2010 a mis en lumière l’étendue des retombées écologiques de la fracturation hydraulique en Pennsylvanie et ailleurs aux États-Unis. Ce film réalisé par Josh Fox montre les paysages lunaires qui restent après le passage des foreuses. Eau du robinet qui prend feu, animaux domestiques malades en grande quantité, réserves d’eau potables impropres à la consommation et surtout détresse des habitants. Sujet à des vives controverses, notamment en raison du manque de preuves scientifiques et des avis des experts, le film a eu droit à un contre-documentaire réalisé sous l’appui des producteurs du gaz naturel.
Cependant les opposants français n’ont pas de doute. « Non au gaz de schiste, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain » arboraient les bannières des manifestants. « Nous demandons au gouvernement d’avoir le courage politique d’interdire clairement et totalement le gaz de schiste » a déclaré l’un des porte-paroles des opposants. Dans ce contexte la ministre de l’Écologie Ségolène Royal a fait appel à la décision du tribunal administratif, affichant la détermination de respecter l’interdiction de la fracturation hydraulique.
Quant à Total, son PDG Patrick Poyanné a déclaré sur Europe 1 que l’exploration de gaz de schiste ne se fera pas contre l’avis de la collectivité nationale.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion