Médias : les géants d’Internet et la presse lancent le « Trust Project »

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Colin Stretch (G), avocat général de Facebook, Sean Edgett (C), avocat général par intérim de Twitter, et Richard Salgado (D), directeur de l'application de la loi et de la sécurité de l'information de Google, prêtent serment devant un Sénat américain Audience du Sous-comité judiciaire sur le crime et le terrorisme sur l'influence de la Russie sur les réseaux sociaux au Capitole à Washington, le 31 octobre 2017. (SAUL LOEB / AFP / Getty Images)
Von 16 novembre 2017

Les géants d’Internet Google et Facebook, notamment, ont joint jeudi leurs forces au projet lancé par des médias dans le monde pour identifier les sources « fiables » d’information.

Cette initiative, baptisée « Trust Project » et destinée à combattre la désinformation sur internet, a également recueilli le soutien de Microsoft et de Twitter. Quelque 75 organismes médiatiques y participent.

Il s’agira d’estampiller les informations remplissant des critères en matière d’éthique et de transparence.

« Dans le monde connecté numériquement et socialement d’aujourd’hui, il est plus difficile que jamais de déterminer ce qui est une véritable information, une publicité ou même de la désinformation », a relevé Sally Lehrman, de l’université Santa Clara et responsable du projet.

« Un public de plus en plus sceptique veut savoir quelles sont l’expertise, l’entreprise et l’éthique derrière une information », a-t-elle ajouté.

Chaque plateforme internet va mettre au point des « indicateurs de confiance » pour aider les lecteurs à « évaluer si l’information émane d’une source crédible en laquelle ils peuvent avoir confiance », a poursuivi Mme Lehrman.

Plusieurs pays sont représentés parmi les médias prenant part à ce projet: États-Unis (Washington Post, Mic, Independent Journal Review), Canada (Globe and Mail), Allemagne (agence de presse DPA), Italie (La Repubblica, La Stampa) ou encore Royaume-Uni (groupe Trinity Mirror).

Les participants se sont accordés sur des éléments fondamentaux comme la transparence sur le financement et la présentation de la mission de l’organe de presse, fournir des renseignements sur les journalistes chargés d’une couverture, préciser s’il s’agit d’un éditorial ou d’un article factuel ou encore expliquer la façon dont le reportage a été mené.

« Les consommateurs d’information ont besoin d’un moyen pour dire ce que nous attendons d’eux, le genre d’informations sur lesquelles nous comptons et que nous payons », a commenté Craig Newmark, fondateur du site de petites annonces Craigslist, l’un des premiers soutiens financiers du projet.

Les géants d’internet, en particulier les réseaux sociaux Facebook et Twitter, sont sur la sellette depuis plusieurs mois, accusés d’avoir malgré eux servis de plateforme de propagande venue de Russie pendant la campagne électorale qui a mené à la victoire du républicain Donald Trump.

Pour Alex Hardiman, responsable des produits d’information chez Facebook, le « Trust Project » est « la prochaine grande étape dans nos efforts permanents pour améliorer la compréhension du public au sujet des sources et de la fiabilité des informations sur notre plateforme ».

R.B avec AFP



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