Menacée d’«égorgement» et de «décapitation», la présidente de l’Assemblée nationale porte plainte

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La présidente de l'Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet. (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)
Von 18 octobre 2023

Menacée « d’égorgement » et de « décapitation », la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a porté plainte.

Alors que les attaques du Hamas contre Israël sont encore très présentes dans les esprits, la présidente de l’Assemblée nationale a assuré que les messages antisémites qu’elle reçoit depuis lors, sont de plus en plus fréquents.

Elle a déposé 21 plaintes en un an

Depuis son élection, Yaël Braun-Pivet a souligné sur France 2 ce lundi 16 octobre qu’elle recevait « continuellement des menaces antisémites ».

« Et elles se renforcent. J’en ai encore reçu vendredi. Et auparavant, j’avais reçu des menaces terroristes à mon égard, me menaçant de m’égorger et de me décapiter », a-t-elle ajouté.

Auprès de BFMTV, le cabinet de la présidente de l’Assemblée nationale a confirmé que la patronne du Palais-Bourbon avait déposé plainte, soulignant qu’elle le faisait de manière systématique chaque fois qu’elle faisait l’objet de menaces. Elle a d’ailleurs révélé le mois dernier avoir déposé 21 plaintes en un an.

À la suite de ces menaces de mort, la Direction générale de la Police nationale (DGPN) a détaché la CRS 1 pour une « protection statique et permanente » du domicile de Yaël Braun-Pivet, la compagnie de CRS étant dédiée à la protection des déplacements présidentiels et de quelques hautes personnalités.

« Mes valeurs sont plus fortes que tout et que je les assumerai jusqu’au bout »

Après avoir été interrogée sur sa sécurité, la présidente de l’Assemblée nationale a affirmé « savoir en quoi elle croyait ». « Je me suis toujours dit qu’en faisant de la politique, je ne courberai pas l’échine, je ne rentrerai pas la tête et que mes valeurs sont plus fortes que tout et que je les assumerai jusqu’au bout », a-t-elle ajouté.

Depuis l’attaque au couteau de ce vendredi 13 octobre – perpétrée par un individu de 20 ans fiché S pour radicalisation islamiste – la France est passée en alerte « urgence attentat ». Ce drame a fait trois blessés et tué un professeur de français dans le collège-lycée Gambetta-Carnot d’Arras (Pas-de-Calais).

Pas moins de 189 actes antisémites se sont produits en France au cours des derniers jours, donnant lieu à 65 interpellations, indique encore BFMTV. À noter que toute provocation publique, à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale est passible d’une amende de 45.000€ et d’un an d’emprisonnement. Les menaces de mort sont quant à elles punissables de la même amende et de trois ans d’emprisonnement.



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