Menaces d’attentat dans les lycées: un jeune de 17 ans mis en examen à Paris et incarcéré

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Des élèves sont assis dans une salle de classe d'un lycée de Lyon. (JEFF PACHOUD/AFP via Getty Images)
Von 31 mars 2024

Un adolescent de 17 ans a été mis en examen samedi à Paris et placé en détention provisoire dans le cadre d’investigations sur l’envoi de menaces à des établissements scolaires via les ENT (Espaces numériques de travail), a indiqué une source judiciaire.

Le jeune homme avait été interpellé jeudi matin à Malakoff (Hauts-de-Seine) par l’Office de lutte anti-cybercriminalité (Ofac) et placé en garde à vue pour avoir piraté pronote, le logiciel de liaison entre professeurs et élèves, et envoyé aux élèves d’une quarantaine de lycées un message de menaces le mercredi 20 mars 2024. Dans cet envoi, l’auteur avait dit agir au nom de l’État islamique et averti que des établissements exploseraient le lendemain. Les menaces étaient accompagnées d’une vidéo de décapitation.

« Pas d’antécédents judiciaires de même nature »

En garde à vue, il avait reconnu les faits, selon franceinfo citant une source proche de l’enquête. Cette source avait également confié que l’adolescent au « profil de jeune désœuvré » n’a pas de motivation religieuse ou politique et qu’il avait fait cela « pour le défi, car il trouvait ça amusant », avant d’être pris par les « remords ».

« Scolarisé », il « n’avait pas d’antécédents judiciaires de même nature », avait indiqué la procureure de Paris Laure Beccuau.

À l’issue de sa garde à vue, il a été présenté à un juge d’instruction du tribunal de Paris qui l’a mis en examen pour atteintes à un système automatisé de données à caractère personnel mis en oeuvre par l’État commis en bande organisée, menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet, divulgation d’information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse, usurpation d’identité, apologie du terrorisme au moyen d’un service de communication au public en ligne et refus de remettre aux autorités judiciaires les codes d’accès de son téléphone, a détaillé la source judiciaire.

Il a ensuite été placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet, a-t-elle précisé.

Depuis le milieu de la semaine dernière, plus de 150 établissements scolaires situés dans vingt académies au total, ont été visés par des menaces d’attentat transmises via les ENT (Espaces numériques de travail), selon un bilan vendredi du ministère de l’Education nationale.

Dans un communiqué diffusé vendredi Laure Beccuau avait annoncé que son parquet centralisait « désormais les attaques de même nature de ces derniers jours au préjudice de tous les ENT ».

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris (J3) a ouvert trois procédures portant sur les cyberattaques ayant visé des collèges et lycées franciliens ainsi que d’autres établissements de l’ensemble du territoire français, avait-elle précisé.

« Les premiers éléments d’enquête ayant permis des recoupements, les trois affaires sont aujourd’hui jointes et confiées à l’Ofac », avait précisé Mme Beccuau.

La ministre de l’Éducation Nicole Belloubet a annoncé jeudi la suspension des messageries des ENT et vendredi la création à la rentrée prochaine d’une « force mobile scolaire » nationale qui pourra être envoyée dans les établissements scolaires en cas de « difficultés ».



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