Mise en examen du député LFI Bastien Lachaud : une « manipulation » pour « pourrir ma campagne », dénonce Jean-Luc Mélenchon

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Le leader de la France insoumise (LFI)Jean-Luc Mélenchon. (Photo : FREDERICK FLORIN/AFP via Getty Images)
Von 16 novembre 2021

Le chef de file de LFI et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé dimanche sur France 3 une « manipulation » pour « pourrir » sa  campagne, après la mise en examen du député LFI (La France Insoumise) Bastien Lachaud dans une enquête sur les comptes de la campagne des insoumis en 2017.

« C’est un exemple tout à fait typique des méthodes pourries qui sont utilisées contre nous (….) Bastien Lachaud gagnait 1900 euros, il n’y a pas un euro de rab dans ses comptes personnels et l’association dont il était l’employé a fait 6000 euros de bénéfices pour un budget de campagne de 11 millions », a affirmé le patron des insoumis.

Selon lui, « on voit que c’est une manipulation et que c’est fait pour qu’on puisse montrer la photo de Bastien qui est mon ami ».

C’est « un des députés qui bosse le plus à la commission de la Défense » à l’Assemblée, mais qui est « sali parce que c’est fait pour ça ». « Alors on vous dit : ‘escroquerie, faux, blabli blabla’. Il y en a (une liste) longue comme ça, le gars, il part avec ça, il est habillé pour l’hiver. Et c’est comme ça qu’on va me pourrir ma campagne », considère Jean-Luc Mélenchon.

Le député LFI Bastien Lachaud. (Photo : THOMAS SAMSON/AFP via Getty Images)

Soupçons d’escroquerie

Le député LFI Bastien Lachaud, qui était salarié et trésorier de l’association l’Ere du Peuple, a été mis en examen le 22 septembre pour notamment des soupçons d’escroquerie dans une enquête sur les comptes de la campagne présidentielle 2017.

Le juge d’instruction en charge du dossier estime qu’il aurait dû être rémunéré par la campagne du candidat ou le parti. LFI avait dénoncé des « accusations absurdes » et une « enquête vide, maintenue artificiellement en vie ».

Au printemps, les premières poursuites étaient intervenues dans cette information judiciaire ouverte en novembre 2018 sur l’usage des fonds publics par Jean-Luc Mélenchon pendant sa campagne électorale : l’association l’Ere du peuple, destinée « servir de support technique et logistique » au candidat, et sa mandataire financière, ont été mises en examen respectivement le 29 mars et le 29 avril, mais seulement pour « prêt illicite de main-d’œuvre ».

La Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) avait relevé une différence de 152.688 euros entre les salaires versés et les montants facturés au mandataire. Chargée de valider le remboursement des dépenses des candidats avec l’argent public, la commission avait refusé de rembourser la marge réalisée par l’Ere du peuple et avait signalé les faits à la justice.

 


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