Miss France : jugé « sexiste » et « discriminatoire », des féministes attaquent le concours aux prud’hommes
Elles doivent mesurer au moins 1,70 m, être célibataires et « représentatives de la beauté »: les critères de recrutement des candidates à l’élection de Miss France sont « discriminatoires », affirme une association féministe, qui a annoncé lundi avoir saisi la justice prud’homale, estimant que ce concours « sexiste » violait le droit du travail.
L’association Osez le féminisme, ainsi que trois femmes qui affirment avoir dû renoncer à se présenter au concours car elles ne satisfaisaient pas aux critères exigés par les organisateurs, ont décidé « d’attaquer en justice » la célèbre émission, diffusée chaque année en décembre par TF1.
La procédure, intentée devant le conseil des prud’hommes de Bobigny, vise les sociétés Miss France et Endemol Production, a précisé l’association dans un communiqué. Endemol « utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail », estiment les requérantes.
Nous saisissons la justice pour que les principes du droit s’appliquent à l’émission @MissFrance qui encore aujourd’hui demande à ses « meneuses de revue » d’être célibataires, de ne pas boire ni fumer en public et de ne pas faire d’ironie (oui, c’est une vraie règle) https://t.co/SWWs4U8hL7
— Osez le féminisme ! (@osezlefeminisme) October 18, 2021
Aucun contrat de travail
Les candidates ne signent certes aucun contrat de travail avec les organisateurs du concours, mais leur relation avec Endemol doit bien s’analyser comme celle liant un salarié à son employeur, affirme l’association.
Elle s’appuie sur une jurisprudence de 2013, concernant le concours « Mister France ». Or, le Code du travail interdit, dans un recrutement, tout critère lié « aux mœurs, à l’âge, à la situation de famille ou à l’apparence physique », a expliqué Me Violaine De Filippis-Abate, l’avocate d’Osez le féminisme.
En conséquence, les requérantes demandent aux prud’hommes de condamner les organisateurs du concours à supprimer de leur règlement ces clauses discriminatoires, comme celles interdisant de fumer en public, ou de porter des tatouages visibles ou des piercings. Reprenant des arguments brandis depuis plusieurs années par de nombreuses militantes, Osez le féminisme impute au concours Miss France « un impact négatif et rétrograde sur l’ensemble de la société ».
Interrogée par l’agence France Presse (AFP), la société Miss France a refusé de réagir « dans l’immédiat » à cette procédure. Il est peu vraisemblable qu’une décision soit rendue avant le prochain concours, le 11 décembre à Caen dans le Calvados, a reconnu Mme de Filippis-Abate.
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