Mort de Rémi Fraisse : la justice ordonne un non-lieu en faveur du gendarme

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Des gendarmes gardent le site de Sivens le 23 octobre 2016 alors que des opposants au projet manifestent en hommage de Rémi Fraisse. (ERIC CABANIS/AFP/Getty Images)
Von 9 janvier 2018

La justice française a délivré mardi un non-lieu en faveur du gendarme ayant tiré la grenade qui a tué un jeune manifestant écologiste en 2014 à Sivens (Tarn, Occitanie).

Rémi Fraisse, âgé de 21 ans, avait succombé à l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme lors d’affrontements sur le chantier d’un barrage controversé à Sivens, le 26 octobre 2014.

 

Sa mort avait provoqué une vive émotion en France et une polémique entre le gouvernement et les écologistes.

« L’ordonnance de non-lieu était inévitable car personne n’avait été mis en examen (inculpé, ndlr), donc ce n’est pas réellement une surprise », a déclaré l’avocat du gendarme Me Jean Tamalet.

« Par ailleurs, le réquisitoire définitif (du parquet de Toulouse) réclamait un non-lieu en insistant sur les fruits de l’instruction qui concluaient à un épouvantable accident », a-t-il ajouté auprès de l’AFP.

 

Trois semaines après la mort de Rémi Fraisse, le gouvernement avait annoncé l’interdiction des grenades offensives à l’origine de ce décès, après avoir suspendu leur utilisation.

Selon le réquisitoire définitif du parquet, cité par l’avocat, le gendarme n’a commis aucune faute et à aucun moment il n’a « visé qui que ce soit ».

Le parquet avait également souligné que Rémi Fraisse était « un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique ».

Le père de la victime, Jean-Pierre Fraisse, a vivement réagi mardi. « Tout a été fait par les juges et le parquet pour une instruction à décharge des gendarmes (…) la justice est aux ordres, la raison d’État de deux gouvernements successifs a prévalu alors qu’il n’y avait aucune raison puisqu’il y a mort d’homme ».

Le projet de barrage a depuis été abandonné, mais un autre, réduit de moitié, est à l’étude. Les protestataires qui occupaient le site en ont été délogés le 6 mars 2015.

 

Cette annonce intervient alors que le gouvernement doit annoncer d’ici à la fin du mois s’il entérine ou non un projet d’aéroport dans l’ouest de la France, contesté depuis 45 ans et qui est devenu l’emblème des luttes environnementales dans le pays.

Le site a été transformé en ZAD (« zone à défendre » par des occupants), comme cela avait été le cas à Sivens. Selon une source policière, environ 150 personnes vivent en permanence sur le site et 200 personnes le fréquentent régulièrement.

Le Premier ministre a promis que, quelle que soit l’option retenue, il ordonnera l’évacuation du site.

I.M. avec AFP



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