Moscou était derrière la psychose déclenchée par les punaises de lit, à quelques mois des JO
La psychose des punaises de lit qui s’était répandue en France à l’automne dernier a été « artificiellement amplifiée » par la Russie, a affirmé vendredi le ministre français délégué à l’Europe Jean-Noël Barrot.
Interrogé sur la chaîne TF1 sur des tentatives de déstabilisation en France qui seraient conduites par la Russie, le ministre est revenu sur cette affaire qui avait fait le tour du monde.
« La polémique des punaises de lit (…) a été artificiellement amplifiée sur les réseaux sociaux par des comptes dont il a été établi qu’ils sont d’inspiration ou d’origine russe, avec même un lien faux crée entre l’arrivée de réfugiés ukrainiens et la diffusion des punaises », a-t-il déclaré. Cela a été « très largement amplifié par des comptes liés au Kremlin », a-t-il ajouté.
Photos et vidéos amateurs signalant la présence de ces insectes, qui se nourrissent de sang humain et censés avoir disparu de la vie quotidienne depuis les années 1950, avaient inondé les réseaux sociaux à partir de la mi-septembre. Le grand retour des nuisibles avait pris des dimensions d’affaire d’État, à quelques mois des Jeux olympiques de Paris, manifestation sportive à fort enjeu touristique.Sept établissements scolaires et des classes avaient été fermés mais tous les cas signalés, qui dans un fauteuil de cinéma, qui sur un siège de train, étaient loin d’être tous avérés.
?? FLASH – Suite à plusieurs signalements, une inspection commandée par la RATP a déterminé qu’il n’y avait pas de punaises de lit dans le métro parisien. (RMC) pic.twitter.com/e8xas42YJq
— AlertesInfos (@AlertesInfos) October 3, 2023
Selon Jean-Noël Barrot, les opérations de cyberattaques et de désinformation de la Russie ont « commencé à s’accélérer depuis deux ans, depuis le début de la guerre en Ukraine ». « Nous le savons parce que le président de la République a créé en 2021 un service qui s’appelle Viginum dont la mission est de détecter ces manœuvres qui visent à déstabiliser l’opinion publique en France et à affaiblir le soutien public à l’Ukraine », a-t-il rappelé.
La France avait aussi condamné en novembre une « ingérence numérique russe », en dénonçant cette fois le rôle d’un réseau russe dans « l’amplification artificielle et la primo-diffusion sur les réseaux sociaux des photos des tags » d’étoiles de David reproduits sur des immeubles de la région parisienne.

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