Narcotrafic : les caméras ne servent « à rien », estime Éric Piolle
La vidéoprotection « ne sert à rien » en matière de lutte contre le narcotrafic sévissant dans les villes, a estimé lundi le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle, dénonçant les « coups de mentons » et le « pipeau » du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
« Monsieur Retailleau, comme tous les ministres de l’intérieur que j’ai vu passer depuis 10 ans, ils se succèdent avec la même logique. Le coup de menton, la tolérance zéro, ‘vous allez voir avec moi la fermeté’. Tout ça c’est du pipeau », a lancé l’élu sur France Info.
M. Retailleau est comme tous les ministres de l’Intérieur que j’ai vu passer depuis 10 ans.
Ils se savent éphémères et enchaînent les discours de fermeté pour masquer leur échec.
La solution à court terme ? Pas des caméras mais davantage de policiers nationaux, formés. pic.twitter.com/7HwT2ZQDNm
— Éric Piolle (@EricPiolle) October 28, 2024
« Partout, c’est le même échec »
Grenoble, en proie depuis plusieurs mois à une série de fusillades sanglantes liées au trafic de drogues, compte elle-même « 120 caméras, six par Km2 mais ça ne sert à rien. Ça fait partie des outils modernes pour la gestion de la ville mais ça n’est pas la solution pour le narcotrafic. Là aussi, toutes les études le prouvent », a-t-il souligné.
Une caméra avait notamment été placée à l’endroit où un jeune de 15 ans a été abattu lors d’une fusillade mardi dernier mais n’a duré que « vingt minutes » avant qu’elle ne soit rendue inopérante, selon lui.
Le phénomène est le même dans d’autres villes comme Nice, Nantes, Valence ou Toulouse et « partout, c’est le même échec », a-t-il fait valoir, appelant à « avancer sur les questions de santé mentale » et à « parler de légalisation ».
Les renforts d’effectifs de police promis au fil des années sont déplacés au gré des demandes, un fonctionnement « inacceptable », tandis que les opérations de police « Place Nette » ne font que « désorganiser le trafic pendant quelques heures », a-t-il déploré.
« 100 policiers nationaux supplémentaires et un plan inédit de lutte contre la récidive »
M. Piolle et ses homologues des villes d’Échirolles et Saint-Martin-d’Hères dans l’agglomération de Grenoble avaient écrit aux ministres de l’Intérieur et de la Justice pour réclamer « 100 policiers nationaux supplémentaires et un plan inédit de lutte contre la récidive ».
M. Retailleau avait répliqué en renvoyant M. Piolle à « ses pouvoirs de police » et à l’adoption de « mesures sécuritaires » dont des caméras.
Depuis début 2024, selon le procureur de Grenoble Éric Vaillant, une cinquantaine de tirs par arme à feu liés au trafic de drogue faisant six morts ont été recensés dans cette ville.
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