Négociations acharnées pour éviter un défaut de paiement des États-Unis

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Le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Kevin McCarthy. (SAUL LOEB/AFP via Getty Images)
Von 27 mai 2023

Démocrates et républicains semblaient proches d’un accord samedi afin d’éviter un défaut de paiement des États-Unis avant la nouvelle date-butoir du 5 juin, mais les négociations buttent encore sur d’ultimes points.

Vendredi soir, le président américain Joe Biden s’était montré « optimiste » quant aux perspectives d’un accord avec l’opposition républicaine soulignant que les négociateurs dans les deux camps étaient « très proches » de conclure.

Les discussions se poursuivaient samedi et ont progressé mais les négociateurs buttent sur d’ultimes détails de l’accord que chacun considère comme des lignes rouges. Interrogé samedi matin pour savoir s’il y aurait un accord avant la date-butoir, le chef républicain à la Chambre des Représentants Kevin McCarthy a répondu : « oui ». « Je pense qu’on peut vraiment y arriver », a-t-il dit à des journalistes tout en prévenant qu’il restait des points d’achoppement.

Les États-Unis, qui sont entrés dans le week-end prolongé du Memorial Day, la fête des anciens combattants lundi, restent suspendus à un accord pour relever le plafond de la dette, indispensable pour éviter le défaut de paiement qui aurait des conséquences catastrophiques pour l’économie mondiale. La date à laquelle le Trésor américain se trouvera incapable d’honorer ses engagements financiers est désormais fixée au 5 juin, contre le 1er juin auparavant, offrant quelques jours de répit au pays.

« C’est une question d’heures ou de jours »

Parmi les points de désaccords entre les deux camps, figure l’exigence des républicains de conditionner certaines prestations sociales. « Je ne pense pas que ce soit bien d’emprunter de l’argent à la Chine pour payer des gens bien portants et n’ayant pas de personne à charge à traîner sur leur canapé », a fustigé M. McCarthy, qui se pose en défenseur intransigeant de la rigueur budgétaire, dans une vidéo partagée samedi.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Andrew Bates, a lui reproché aux républicains de vouloir prendre l’économie en otage et de mettre en péril « plus de huit millions d’emplois » tout en voulant « enlever le pain de la bouche d’Américains qui ont faim ». Joe Biden, en campagne pour sa réélection, se positionne en champion de la justice sociale et fiscale et s’est dit à plusieurs reprises opposé à des coupes budgétaires massives qui impacteraient les travailleurs et les ménages les plus précaires.

L’un des négociateurs républicains Patrick McHenry a évoqué une « courte liste de désaccords » restants entre les deux camps. « C’est une question d’heures ou de jours », a-t-il dit samedi. La pression qui entoure les négociations est d’autant plus forte que le compromis, une fois obtenu, devra être validé par le Sénat et la Chambre des représentants. Or, nombre d’élus sont retournés dans leurs fiefs pour quelques jours à l’occasion du week-end férié du Memorial Day et pourraient être rappelés à Washington en urgence.

Plane également la menace de voir l’accord boudé au Congrès, des élus progressistes du parti démocrate, tout comme certains élus du parti républicain, ayant menacé de ne pas ratifier ou de retarder au maximum un texte qui ferait trop de concessions au camp adverse. Vendredi, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a déclaré qu’un accord était « primordial » pour l’économie mondiale, tout en soulignant que les États-Unis devaient faire « plus pour réduire la dette publique ».



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