Nina, 7 ans : « Pourquoi on ne peut pas aller sur Vénus ? »

Titelbild
Venus. (NASA, CC BY-SA)
Von 28 janvier 2019

Bonjour Nina, alors, on y a été, enfin, pas nous en personne mais plusieurs de nos robots.

Et ce n’est pas simple : il fait très chaud : 460 degrés en moyenne, jour comme nuit. Le fromage mais aussi le plomb sont fondus, sur Vénus !

Il y a aussi la pression atmosphérique : l’air qui se trouve au-dessus pèse. Ça n’a l’air de rien, mais sur Terre, si tu mets un doigt vers le haut, le bout de ton doigt subit la pression d’un kilogramme d’air… Sur Vénus, c’est pire : la pression est énorme, 92 fois celle que l’on subit sur Terre. En gros, on se fait écraser ! Et puis il y a quelques autres joyeusetés comme une fine pluie d’acide sulfurique (pas au sol mais un peu au-dessus) or l’acide, il ronge la peau, y compris celle des robots. Du coup, les meilleurs robots ont seulement tenu une vingtaine de minutes à la surface…

Et bien sûr, on ne pourrait pas non plus respirer car l’air vénusien ne contient que peu d’oxygène !

Pas le coin idéal pour les vacances, donc, mais une planète intéressante à étudier parce que sa chaleur étouffante vient… d’un effet de serre ! Tu sais peut-être que si on met des plantes dans une serre, c’est pour qu’elles aient plus chaud : la chaleur est piégée.

L’effet se fait d’autant mieux s’il y a un gaz présent que l’on appelle le dioxyde de carbone dans l’air : sur Vénus, il y en a beaucoup, donc ça chauffe très fort. Sur Terre, il y en a un peu, mais de plus en plus à cause de nos activités, et notre planète se réchauffe (tu as certainement entendu parler de changement climatique). Alors comprendre comment ça s’est passé sur Vénus peut nous aider à comprendre le climat terrestre.


(Diane Rottner, CC BY-NC-ND)

Si toi aussi tu as une question, demande à tes parents d’envoyer un mail à : tcjunior@theconversation.fr. Nous trouverons un.e scientifique pour te répondre.

Yaël Nazé, Astronome à l’Institut d’astrophysique et de géophysique, Université de Liège

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.



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