Nogent : le collégien voulait tuer une surveillante, « n’importe laquelle »

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Un homme accroche des fleurs sur la grille du collège Françoise Dolto à Nogent le 11 juin 2025, après le meurtre de la surveillante Mélanie par un élève. (FRANCOIS NASCIMBENI/AFP via Getty Images)
Von 11 juin 2025

L’élève de 14 ans en garde à vue pour le meurtre mardi d’une surveillante de son collège à Nogent (Haute-Marne) a indiqué aux enquêteurs qu’il voulait tuer une surveillante, « n’importe laquelle », a déclaré mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois.

Il n’avait pas de « grief particulier » envers la victime et « indique avoir agi ainsi parce qu’il ne supportait plus le comportement des surveillantes en général, qui auraient eu, selon lui, une attitude différente selon les élèves », a déclaré le procureur de la République lors d’une conférence de presse.

L’adolescent ne présente « aucun signe évoquant un possible trouble mental », mais il apparaît « en perte de repères quant à la valeur de la vie humaine, à laquelle il ne semble pas attacher d’importance », a poursuivi le procureur. En garde à vue, il « n’exprime pas de regret, ni aucune compassion pour les victimes ».

« Sentiments d’injustice subie et de colère »

Le collégien, sans pouvoir expliquer « précisément » ses « sentiments d’injustice subie et de colère », a confié avoir formé samedi « le projet de tuer une surveillante et, selon ses propres termes, ‘n’importe laquelle’  » après un incident la veille.

Une autre surveillante que celle tuée mardi l’aurait « sermonné vendredi alors qu’il embrassait sa petite amie au sein du collège », rapporte le procureur.

Cette photo montre le collège Françoise Dolto à Nogent, où une surveillante de 31 ans a été poignardée par un élève de 15 ans lors d’une fouille de sac le 10 juin 2025. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP via Getty Images)

Mardi matin, après le petit-déjeuner, il dit avoir « pris le plus gros couteau qui se trouvait à son domicile pour, selon ses propres termes, ‘faire le plus de dégâts’ « , a détaillé M. Devallois. Il a utilisé « un couteau de cuisine de 34 cm avec une lame d’une longueur de 20 cm ».

La victime était chargée de « vérifier les carnets de correspondance des élèves » à l’entrée de l’établissement, poursuit le magistrat.

Il n’y a « pas de corrélation » entre ce projet « et la présence des gendarmes et ce contrôle inopiné à l’entrée du collège ce jour-là », a estimé le procureur: « On ne peut que s’imaginer avec effroi ce qui aurait pu advenir si les gendarmes n’avaient pas été présents » mardi devant l’établissement.

« Adepte de jeux vidéo violents »

M. Devallois décrit le collégien comme un jeune « sociable et plutôt comme un bon élève », « issu d’une famille unie et insérée professionnellement », dont aucun membre ne présente d’antécédent judiciaire.

« Il utilise peu les réseaux sociaux », mais « il fait part d’une certaine fascination pour la violence et la mort, ainsi que pour les personnages les plus sombres des films ou des séries télévisées », a précisé le procureur.

« Il est adepte de jeux vidéo violents, sans pour autant être ‘addict’ à ces jeux, selon ses propres termes et selon les déclarations de ses parents », a-t-il poursuivi.



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