Nouvelle-Calédonie : la TV publique renforce la sécurité des journalistes après un incident

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Des personnes font la queue pour acheter des provisions dans un supermarché, suite aux troubles de la nuit dans le quartier de Magenta à Nouméa, le 18 mai 2024. (Photo DELPHINE MAYEUR/AFP via Getty Images)
Von 17 mai 2024

La télévision publique en Nouvelle-Calédonie a annoncé vendredi qu’elle renforçait la sécurité entourant ses journalistes, après un incident où des inconnus s’en sont pris au matériel d’une équipe en reportage.

Ces journalistes qui couvrent les émeutes sur l’archipel seront jusqu’à nouvel ordre accompagnés d’agents de sécurité, a indiqué à l’AFP le directeur des contenus de l’information de Nouvelle-Calédonie La 1ère, Olivier Gélin.

« Nous allons dorénavant prendre des gens pour protéger les équipes pendant les tournages, en plus des protections classiques dans ce genre de situation, les casques et les gilets pare-balle », a-t-il déclaré.

« Nos équipes travaillent dans une situation compliquée. Malgré tout, il faut faire notre métier, continuer à le faire en s’adaptant à ce qui se passe à l’extérieur », a-t-il ajouté.

« Une situation plus calme »

Selon le témoignage d’une journaliste de la chaîne recueilli par l’AFP, elle qui interrogeait vendredi matin des Néo-Calédoniens et un caméraman qui l’accompagnait ont été pris à partie par une vingtaine d’hommes cagoulés, près du centre de Nouméa.

Descendus d’un camion, ces inconnus ont intimé aux journalistes de partir, de manière très agressive. « On n’a même pas eu le temps de monter dans la voiture, ils ont explosé les vitres », a rapporté la journaliste. Le caméraman s’est fait arracher sa caméra des mains et menacer avec une pierre. Les deux journalistes n’ont pas été blessés, ayant pu s’enfuir grâce à un automobiliste qui les a pris au passage.

« Ce matin on discutait avec tout le monde, et tout semblait calme. Le problème c’est que si on est menacé quand on va voir les émeutiers, on ne peut pas faire un travail équilibré », a déploré la journaliste.

Après une quatrième nuit de contestation contre la réforme électorale votée à Paris, la Nouvelle-Calédonie connaissait vendredi matin « une situation plus calme », selon le Haut-Commissariat de la République à Nouméa.



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