Nouvelle grève contre les « groupes » au collège et pour l’école publique
Plusieurs syndicats dont le Snes-FSU, organisation majoritaire dans les collèges et lycées, appellent à une nouvelle journée de grève et à des manifestations mardi pour réclamer l’abandon des groupes de niveau au collège, mais aussi pour des moyens en faveur de l’école publique.
Les perturbations devraient essentiellement affecter le seconde degré avec cet appel à la mobilisation lancée par le Snes-FSU, avec le SNEP-FSU (éducation physique et sportive), SUD Education, la CGT éduc’action et FNEC-FP FO.
Dans le viseur des syndicats : la réforme lancée par Gabriel Attal dite du « choc des savoirs » censée rehausser le niveau des élèves français mais dont l’une des mesures phares, l’instauration de « groupes de niveau » est accusée par une très large partie de la communauté éducative d’organiser le « tri des élèves », selon le communiqué intersyndical.
Non au choc des savoirs, oui au choc des salaires et des moyens ! #Grève2avril: RDV nombreuses et nombreux demain à 14h à Luxembourg #Paris#NousNeTrieronsPasNosElèves #EducationEnColère pic.twitter.com/zBjIaFF6xo
— SNES-FSU Versailles (@SNESVersailles) April 1, 2024
Des manifestations sont organisées dans de très nombreuses villes en France. À Paris, la manifestation partira des abords du jardin du Luxembourg vers 14h00.
« Revalorisation salariale et des moyens pour l’école publique »
Outre le retrait de la réforme « du choc des savoirs », les syndicats demandent au gouvernement « une revalorisation salariale sans contreparties et des moyens pour l’école publique ». « Depuis des mois, les personnels se mobilisent contre les groupes de niveau. Grèves les 1er et 6 février, actions locales, vote contre ‘le choc des savoirs’ en CSE (Conseil supérieur de l’éducation), réunions publiques avec les parents d’élèves, opération collèges morts… Nos organisations soutiendront toutes les reconductions là où cela est possible », assurent les syndicats.
En région parisienne, l’évolution de la mobilisation sera scrutée avec attention chez les personnels enseignants de Seine-Saint-Denis très remontés contre la création de ces « groupes de niveau » et qui réclament « un plan d’urgence » pour l’éducation dans ce département défavorisé.
Vendredi, la ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet a reçu neuf des douze députés de la Seine-Saint-Denis à leur demande. Pour ces parlementaires, la ministre « sous-estime » l’ampleur du mouvement.
L’arrêté sur la mise en place de « groupes » en mathématiques et en français au collège a été publié le 17 mars au Journal officiel, avec une formulation qui ne reprend pas les termes de « groupes de niveau » mis en avant par Gabriel Attal, mais de groupes « constitués en fonction des besoins des élèves » selon la terminologie avancée par Mme Belloubet.
Ces groupes entreront en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2024 pour les classes de sixième et de cinquième et à compter de la rentrée 2025 pour les classes de quatrième et de troisième.
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